Un avenir assuré pour l'élite des étudiant(e)s français(es) ?

Préoccupation nationale, l’emploi est un indicateur important et qui en dit long sur les perspectives d’un pays. Quoi de plus important que de suivre le devenir des étudiants qui seront les professionnels de demain et qui dynamiseront l’activité économique ?

C’est ce à quoi s’attache la Conférence des Grandes Ecoles qui publie chaque année les résultats concernant l’insertion professionnelle des jeunes diplômés français et étrangers issus d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ceci également afin de mesurer l’efficacité et l’attractivité de ces formations vis-à-vis des entreprises qui recrutent.

Comment fournir des informations factuelles sur l’avenir de l’élite française ?

Des outils performants

Pour rendre possible un recueil d’information d’une telle envergure, la CGE a évolué vers la mise à disposition d’une plateforme en ligne pour administrer l’enquête et récupérer les données de chaque école membre (près de 45 000 questionnaires traités).

Cette mise à disposition permet d’inciter les répondants et de maximiser le taux de retour par rapport aux premières versions de l’enquête, réalisée sous format papier. Grâce à la constitution de cette base de données unique et de tableaux de bord pré-paramétrés, la CGE dispose de données exploitables immédiatement et qui évoluent en temps réel.

L’effet barométrique

L’enquête d’insertion permet de faire un état sur le devenir des 2 dernières promotions sur une année n : taux d’emploi, type de contrat, rémunération, durée de la recherche d’emploi… En plus de cet état, la force de cette enquête réside dans l’administration du questionnaire qui se renouvèle depuis plus de vingt ans. Cela permet de bénéficier de comparaisons d’une année sur l’autre de manière globale ou sur des critères plus précis (ex : filière, sexe…). Le baromètre permet de suivre dans le temps l’évolution d’un phénomène et donc de comprendre les facteurs qui ont une influence. Cette mise en perspective oblige à administrer un questionnaire au contenu identique d’année en année et à une périodicité identique.

Les résultats

Le champ de l’enquête couvre l’ensemble des diplômés non-fonctionnaires des deux dernières promotions de niveau master (bac +5) des grandes écoles de France métropolitaine membres de la CGE.

Cette vingt-deuxième enquête a été réalisée au cours du premier trimestre 2014. Chaque école participante a assuré la collecte des données pour son établissement.

Nous allons présenter les principaux indicateurs de cette étude en se focalisant plus précisément sur les différences qui peuvent exister en fonction du sexe.

Globalement, les indicateurs d’insertion des femmes sont invariablement inférieurs à ceux des hommes et présentent des écarts qui sont comparables à ceux observés lors des précédentes années. Cette enquête permet de souligner qu’il n’y a pas d’évolution notable à observer sur ce point en ce qui concerne les diplômés des grandes écoles.

Il est toutefois intéressant de noter que ces écarts s’amenuisent avec l’ancienneté sur le marché du travail même si les différences salariales persistent.

Taux net d’emploi

Le taux net d’emploi (proportion d’actifs en activité professionnelle rapportée à la population active) s’établit à 80,5% pour la promotion 2013. Une différence de 4 points est observée entre les hommes (82%) et les femmes (78%). On peut également noter que cette différence est légèrement plus élevée chez les ingénieurs que chez les managers. L’écart au niveau du taux net d’emploi n’est plus que de 2.5 point un an plus tard.

Type de contrat

La part des diplômés en CDI reste stable à hauteur de 75.2%. Les femmes sont fortement pénalisées au niveau du type de contrat qui leur est proposé puisque 67.1% d’entre elles sont en CDI contre 79.9% des hommes. Cette différence est d’autant plus élevée chez les ingénieurs (15.5 points) que chez les managers (6 points environ). Après un an passé sur le marché du travail, il subsiste encore un écart de près de 10 points entre hommes et femmes.

Le statut des jeunes diplômés

La proportion de cadres diplômés de la dernière promotion se maintient à un haut niveau, aux alentours de 85%. La part de cadre chez les femmes est de 78.2% contre 89% chez les hommes. Les femmes sont donc beaucoup plus nombreuses à accepter un emploi sans le statut cadre. Un an après, aucun changement n’est remarquable sur ce point.

Les salaires

Les salaires bruts annuels moyens d’entrée dans la vie active sont restés stables par rapport : 35 444 € brut avec en primes en moyenne (36 702€ pour les hommes en moyenne contre 33 628 pour les femmes). Les différences salariales entre hommes et femmes sont notables : ainsi, une femme-manager diplômée en 2013 qui travaille en France gagne, en moyenne avec ses primes (34 301 €), moins qu’un manager-homme diplômé en 2013, sans les primes (34 433 €). Lorsque l’on met ses salaires en relation avec ceux des diplômés 2012, on constate même que ces écarts ont tendance à grandir un an après.

>>> Plus d'informations sur www.lesphinx.eu

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