La grande enquête sur les valeurs et l'engagement en partenariat avec Radio France : résultats

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale, l’enquête Radio France avait pour but d’interroger des individus de pays différents sur leurs valeurs et leurs engagements pour le siècle à venir.

Si vous souhaitez consulter l’enquête, celle-ci est accessible en ligne à cette adresse : http://espacepublic.radiofrance.fr/temoignage-pour-qui-pour-quoi-risquer-ou-donner-sa-vie-aujourdhui

Nombre de réponses par pays (prises en compte pour l’analyse) :

L’échantillon total est composé de près de 18 500 personnes avec entre autre 38% de germaniques et 34% de français :
Allemagne : 7160 / France : 6311 / Pologne : 2436 / Suisse : 1495 / Belgique : 609 / Canada : 443
L’Autriche et le Sénégal n’ont pas été intégrés aux analyses car le nombre de réponses a été considéré comme trop faible (inférieur à 200).

Focus sur les réponses France :

Structure de l’échantillon :

L’échantillon est plutôt féminin ; les plus âgés y sont sous-représentés au profit des plus jeunes.

Éléments clés :

>> Pour Qui, Pour Quoi êtes-vous prêt(e) à risquer ou à donner votre vie aujourd'hui ?


Voici les images qui symbolisent le mieux cette interrogation parmi les 25 proposées.

On constate que l’image symbolisant le mieux cet élan correspond à la famille.

La dernière image relative à « l’enfant malade » est 2 fois plus souvent choisie par les femmes que par les hommes.

>> Selon vous, quelles sont les trois valeurs autour desquelles les citoyens de notre pays doivent se rassembler pour aborder le siècle qui commence ?

Cette question est intéressante à analyser  en comparant les valeurs citées en fonction des pays. Cela est révélateur des fondements des peuples. Nous nous sommes notamment intéressés à la France, l’Allemagne et la Pologne.

Les valeurs de solidarité, d’éducation, d’écologie sont les plus citées pour les répondants français.

La solidarité est une valeur plus féminine contrairement à la liberté, plus masculine.

Pour faire vivre ces valeurs, les français sont prêts à s’engager personnellement en les respectant dans leur vie quotidienne (9 sur 10).

Les valeurs de liberté, paix et justice sont les plus citées pour les répondants allemands.

Les valeurs de famille, liberté, patrie sont les plus citées pour les répondants polonais.

Dans ces nuages de mots, la taille des mots est proportionnelle au nombre d’occurrences et la proximité entre les mots signifie qu’ils ont plutôt été cités ensemble. Par exemple, il est intéressant de regarder l’importance des mots « écologie », « foi en Dieu », ou encore « patrie » entre ces 3 pays.

>> Stade ultime de votre engagement, seriez-vous prêt(e) à risquer ou à donner votre vie?

 

   

75% des hommes répondent « oui », ce qui est le cas aussi pour 68% des femmes.

Les moins de 35 ans seraient plus disposés à donner leur vie (73% contre 65% des 55 ans et plus).

Par ailleurs, on constate qu’une majorité de femmes sont prêtes à donner leur vie pour défendre leur famille ou pour leurs idéaux alors que les hommes sont davantage prêts à le faire pour leur pays.

>> Pour Qui, Pour Quoi êtes-vous prêt(e) à risquer ou à donner votre vie aujourd'hui ? Décrivez les raisons qui pourraient vous pousser à le faire (ou non).

On constate que les réponses à la question ouverte sont très abondantes : 80348 lemmes (sans les mots outils) pour 3932 réponses à la question. On voit que ce sujet implique les répondants car ils ont eu envie de s’exprimer et ont pris la peine de développer leurs convictions.

> Ci-dessous un nuage de mots correspondant aux personnes ayant indiqué en amont qu’elles n’étaient pas prêtes à risquer ou à donner leur vie. En complément, nous avons choisi quelques verbatim illustratifs de cette position :

« Je ne donnerais ma vie pour rien ni personne car de toute façon "un lâche en vie est plus utile qu'un héros mort" et en plus pour se battre il faut être en vie.

Ce que j’essaie de dire c'est qu'une personne en vie pourra changer les choses tandis qu'une personne morte n'est qu'un symbole. »

« Je ne suis pas prêt à donner ma vie puisque, à mon avis, je serais plus "utile" vivant que mort. En effet, à quoi bon porter des idées, les défendre, si c'est pour les emmener trop rapidement dans la tombe. Brassens chantait "Mourir pour des idées, d'accord mais de mort lente". Il n'y a aucun intérêt à mourir trop vite quand on veut changer les choses.

De plus, la vie est notre plus belle chance. Elle est déjà trop courte, alors à quoi bon la  détruire même pour ce qui nous semble le plus important.

Je veux changer les choses, certes, je veux soutenir  des  idées, oui. Mais je ne veux pas me tuer pour ça.

Risquer ma vie c'est autre chose. Tout engagement implique de mettre une part de soi en jeu mais je ne suis pas sûr qu'aucun des engagements que je prendrais ne mettra ma vie totalement en jeu...

Ce qui est sûr c'est je ne mettrais ma vie en jeu pour personne, en tout cas pas si je suis dans une logique de raison. »

« Il y a une différence entre "risquer sa vie" et "donner sa vie". Je me sens capable de risquer ma vie pour défendre des causes qui me semblent importantes. De là à la donner...Bien sûr, qui dit "risquer sa vie", dit "risquer de la perdre", mais dit aussi "mettre en oeuvre quelque chose d'assez puissant (le risque de perdre sa vie) pour faire changer les choses". Je ne crois pas que cela soit pragmatiquement utile de donner sa vie pour une cause, car une personne qui meurt, c'est une personne de moins engagée dans un combat. Symboliquement, cela devient différent. Quelqu'un qui meurt pour la cause, fait avancer les discussions. Mais donner sa vie pour la cause, n'est-ce pas là un risque d'engendrer de nouvelles questions qui, au lieu de permettre des solutions, viendraient brouiller le débat initial? Quant à "donner sa vie" de manière spirituelle, ou idéologique, je ne crois pas non plus qu'il soit bon de focaliser toutes ses pensées, telle une dévotion, sur un quelconque sujet. Selon moi, toutes les valeurs morales se retrouvent les unes dans les autres, ainsi, selon moi, il ne peut pas y avoir de paix sans justice, ni égalité, ni fraternité, tout comme il ne peut y avoir de liberté, sans solidarité, ni culture… »

De la même manière, voici le nuage de mots et les verbatims illustratifs pour les personnes ayant répondu qu’elles n’étaient pas prêtes à risquer ou à donner leur vie.

« lutter contre la dictature, le fascisme et le totalitarisme et les religions qui ne sont pas très bonne dans le monde et être dans un monde en paix sans politique, sans dictature, sans religion,  Voila !!! »

« Je suppose que je donnerais ma vie involontairement, en défendant une autre personne. Mais je ne me sacrifierai pas consciemment, je suis encore trop jeune. Si j'étais maman je vous dirais certainement que je donnerais ma vie pour mes enfants, mais je n'ai pas d'enfants.

Si je vivais sous une dictature, dans un pays qui opprime les femmes, j'aimerais savoir avec certitude que je serais capable de risquer ma vie pour faire changer les choses, et j'admire les gens, hommes et femmes, qui ont le courage de risquer la leur. Si j'étais médecin dans un pays en guerre, j'aimerais vous dire que je risquerais ma vie pour soigner les victimes civiles et militaires. Il me semble que la solidarité, l'humanisme, la lutte contre l'oppression, contre les dictatures, le combat pour les libertés fondamentales et l'égalité entre les hommes et les femmes, sont les valeurs à défendre, celles pour lesquelles on peut risquer sa vie. Mais je vis dans un pays où j'ai n'ai pas besoin de risquer la vie pour ça ! »

« Pour défendre mes proches, pour la liberté d'expression, de circulation, pour la défense des animaux, la protection du bien commun qu'est la nature, notre nourricière, pour la science, plutôt que d’expérimenter sur des animaux...pour les droits des femmes, qui donnent la vie »

Riche d’enseignements, cette enquête a été présentée et détaillée à l’antenne le 2 juin dernier. Nos collègues de Sphinx Institute, en charge de la réalisation de l’étude, ont participé aux débats et aux restitutions des résultats dans le cadre des émissions spéciales de la journée événement.

Retrouvez le programme et les podcasts des émissions spéciales de la journée événement du 2 juin 2014 en direct du Théâtre du Rond-Point, retransmise sur les antenne de Radio France  :
http://espacepublic.radiofrance.fr/evenement-journee-du-2-juin-au-theatre-du-rond-point

La grande enquête sur les valeurs et l'engagement en partenariat avec Radio France : méthodologie

Au moment où l’ensemble des nations s’apprête à commémorer le centenaire de la Première Guerre Mondiale en 2014, Radio France traite une question d’actualité « Pour qui, pour quoi risquer ou donner sa vie aujourd’hui ? », et lance à ce titre une grande enquête participative et un appel à témoignages, en partenariat avec Sphinx Institute.

Dans le cadre de cette étude, les auditeurs et les internautes de Radio France sont amenés à exprimer leur point de vue sur le sujet, à travers une enquête en ligne diffusée sur le site de Radio France et de différentes radios publiques internationales.

Au-delà de cette question centrale, il s’agit également de s’exprimer sur des problématiques plus larges autour des valeurs et des engagements pour le siècle à venir.

Quelles sont les valeurs qui peuvent nous réunir pour le siècle à venir ? Quelles sont les causes pour lesquelles nous sommes prêts à nous engager ? Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour les défendre ? Irions-nous jusqu’à risquer ou donner notre vie ?

Une méthodologie originale pour un sujet délicat

Face à un sujet aussi sensible que complexe, le choix de la méthodologie d’étude est primordial. Abordée d’une manière interactive et visuelle, cette enquête vise à mobiliser les répondants, sur une problématique délicate, en quelques questions, en quelques phrases de témoignages, en quelques minutes.

Combinant les approches quantitatives et qualitatives, et mobilisant fortement les images, cette enquête alterne le protocole du mur d’images, pour stimuler l’expression des répondants, et les processus de questionnements classiques, via des questions fermées et ouvertes, pour explorer toutes les dimensions du sujet.

Un mur d’images pour un effet d’accroche garanti

En invitant les répondants à se positionner au travers d’un choix d’images, puis à expliquer ses choix dans la suite du questionnaire en livrant ses commentaires, le mur d’images apparait comme une bonne entrée en matière dans l’enquête.

Rien de tel que des images, des photos, des représentations pour accrocher le répondant dès le début de l’enquête et le motiver à donner son opinion, tout en relativisant le thème traité.

Un questionnement classique pour couvrir tout le périmètre de l’étude

En offrant un réel effet d’accroche, le mur d’images enclenche un processus d’expression et permet de revenir, dans un second temps, sur des questions plus classiques destinées à traiter les différentes dimensions du sujet.

Il s’agit là d’évaluer, à travers des questions fermées, ce qui vaut la peine de s’engager, jusqu’où nous sommes prêts à aller pour défendre ces valeurs, et in fine, ce qui vaut la peine de donner ou risquer sa vie.

Un témoignage oral pour recueillir davantage de contenu et percevoir l’émotion des répondants sur le sujet

En fin de questionnaire, le répondant a la possibilité de témoigner oralement sur le sujet. Ces témoignages permettant d’appréhender davantage l’émotion du répondant sur le sujet et de se servir de ce support, diffusable à la radio, pour illustrer les résultats.

Enfin, un fil de témoignages pour une expression plus riche et plus volumineuse

En parallèle du protocole de questionnement ouvert, un fil de témoignages est mis en place, dans le but de récupérer en temps réel des réponses ouvertes sur le site de Radio France et d’alimenter ainsi le débat sur cette problématique délicate.

En conclusion, une méthodologie d’enquête qui offre une multiplication des points de vue sur le sujet

En donnant une large place à l’expression libre des répondants, mais aussi aux images et représentations, cette enquête répond à l’enjeu de recueillir des réponses volumineuses, riches, et variées sur un sujet sensible.

Enfin, relayée au niveau international, cette étude permet également d’ouvrir le débat au sein de différents pays, et offre ainsi la possibilité d’évaluer les parallèles et les divergences d’opinion au niveau international. Une comparaison rendue possible par la nature de l’enquête et qui ouvre de nouvelles perspectives.

Retrouvez le programme et les podcasts des émissions spéciales de la journée événement du 2 juin 2014 en direct du Théâtre du Rond-Point, retransmise sur les antenne de Radio France  :
http://espacepublic.radiofrance.fr/evenement-journee-du-2-juin-au-theatre-du-rond-point

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Interview de Anne Jardin-Kershaw, Ferrero : les SchokoBons évalués par tablettes !


Le Sphinx : Bonjour Madame Jardin-Kershaw. En tant que Consumer Insight Manager chez Ferrero, vous êtes amenée à réaliser de nombreuses enquêtes sur les comportements de consommation. Pouvez-vous nous parler de votre dernier projet ?

Anne Jardin-Kershaw : L’étude dont il s’agit avait pour objectif de mesurer l’intérêt du déménagement de notre produit SchokoBons dans les supermarchés. Nous voulions tester l’impact de son passage du rayon « Confiserie chocolatée », où il est placé à l’accoutumée, vers le rayon « Confiserie sucrée », que l’on considérait plus intéressant en termes de flux d’acheteurs. C’est ce que nous avons fait dans le cadre de notre test, afin d’interroger les consommateurs qui passaient dans ce nouveau rayon, directement in situ. C’est là que l’utilisation de tablettes iPad s’est avérée très précieuse, car c’était une façon très conviviale de contacter les gens qui restent très attirés par cette nouvelle technologie. L’i-pad nous permet de faire un questionnaire dynamique, coloré, stimulant et surtout d’aller plus vite, ce qui est très important puisque l’on interroge des gens qui sont venus pour faire des courses.

Le Sphinx : Concrètement, comment avez-vous réalisé le terrain de cette enquête ?

Nous avons posé une série de questions aux consommateurs, qui pouvaient réagir en direct dans une situation réelle, puisque c’est notre façon de travailler. Nous avons confié l’enquête à des enquêtrices sur le terrain et nous avons pu suivre les résultats en direct depuis nos bureaux. L’analyse des résultats nous a montré que ce changement de linéaire n’était pas forcément suivi d’effets et, en l’occurrence, nous nous sommes rendu compte qu’il n’avait pas forcément de sens pour les consommateurs. Cette enquête est typiquement le mode d’étude que nous menons régulièrement dans les magasins : nous les menions traditionnellement dans SphinxOnline.

 Le Sphinx : En quoi ce mode d’administration de l’étude a-t-il selon vous été décisif ?

Anne Jardin-Kershaw : Les tablettes iPad nous ont tout d’abord permis de travailler directement dans les points de vente et de saisir l’attention des visiteurs de façon moderne, conviviale et immédiate. Nous avons très facilement attiré les répondants, qui ont été très intrigués et coopératifs, notamment les familles qui ne sont pas toujours faciles à mobiliser sur le lieu de courses. En termes d’image également, nous nous sommes présentés d’une façon beaucoup plus valorisante qu’auparavant, où les entretiens en face-à-face avec de simples questionnaires papier qui pouvaient faire peur aux répondants.

Le Sphinx : A l’avenir, pensez-vous renouveler l’expérience des enquêtes mobiles via tablettes ?

Anne Jardin-Kershaw : Naturellement, nous avons d’ailleurs complètement abandonné aujourd’hui notre ancien mode de travail pour les enquêtes dans les magasins, qui nous apparaît aujourd’hui comme l’époque des dinosaures ! Sphinx Mobile est devenu l’outil indispensable pour notre terrain et nous préserve complètement des problèmes de connectivité, ce qui pour nous est considérable. On ne saurait plus travailler sans. C’est à l’évidence un outil qui va se développer dans le monde des études.

D’autant que nous pouvons intégrer tous les types de questions, fermées et ouvertes. De ce point de vue, nous ne nous sommes pas du tout bridés et, au final, le temps de réponse au questionnaire s’est avéré en moyenne de 7 à 8 minutes, ce que nous estimons tout à fait raisonnable pour ce type d’enquêtes. L’intégration de questions ouvertes en fin de questionnaire nous a permis de recueillir des témoignages riches, des « perles », que nous estimons irremplaçables pour l’interprétation des résultats.

Le Sphinx : Avez-vous perçu des limites à ce mode d’administration ?

Anne Jardin-Kershaw : Les seules limites que nous entrevoyons sont celles de notre gourmandise : Sphinx Mobile a ouvert tellement de portes et nous avons maintenant envie de faire des choses de plus en plus originales et sophistiquées !

Le Sphinx : Sphinx Mobile permet de prendre des photographies pour mémoriser ce que les répondants peuvent nous montrer, mais aussi d’enregistrer des extraits sonores.  Quelles sont les autres perspectives que vous entrevoyez pour les enquêtes mobiles ?

Anne Jardin-Kershaw : Une perspective concrète vraiment intéressante pour nous serait la possibilité de retranscrire automatiquement des entretiens par écrit, pour pouvoir analyser immédiatement les verbatim au moyen de Sphinx Quali. Là encore, nous gagnerions en termes de temps et d’efficacité. Ce serait un sacré avantage sur lequel je sais que vos ingénieurs travaillent.

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La mobilité en question : comparaison des résultats à une enquête web obtenus par l'intermédiaire de périphériques mobiles et d’ordinateurs


Avec la généralisation des smartphones et des tablettes équipés de navigateurs mobiles, la possibilité d’administrer des enquêtes mobiles a considérablement augmenté. Pour étudier l'effet possible de ce mode d’administration sur le comportement de réponse, les chercheurs hollandais Marika de Bruijne et Arnaud Wijnant ont comparé en 2013 les résultats à une même enquête, administrée comparativement sur périphériques mobiles et sur ordinateurs. Celle-ci porte sur la pratique elle-même des dispositifs mobiles et d’Internet.

Au sein d’un panel sélectionné de possesseurs de périphériques mobiles avec accès Internet, les utilisateurs se sont vus assignés de manière aléatoire les trois conditions d’enquêtes suivantes :

  • Groupe « Ordinateur » : questionnaire web traditionnel, avec consigne d’y répondre par ordinateur.
  • Groupe « Mobile » : questionnaire web optimisé pour le mobile, avec consigne d’y répondre via un mobile
  • Groupe « Hybride » : questionnaire web optimisé pour le mobile, avec la consigne d’y répondre par ordinateur

Une attention particulière est accordée au design du questionnaire web mobile, prenant en considération la petite taille de l'écran et les fonctionnalités typiques des écrans tactiles.

Lors de l’analyse des résultats, il apparaît tout d’abord de façon sensible que certains répondants ont ignoré la consigne les incitant à répondre à l'enquête selon l’un ou l’autre des modes prévus. Certains répondants en condition « Mobile » ont répondu via un ordinateur, et, à l’inverse, certains répondants en condition « Ordinateur » y ont répondu en utilisant un périphérique mobile, et principalement une tablette. L’étude pointe en cela que les chercheurs doivent prendre en considération que tous les répondants ne sont pas susceptibles de suivre les instructions données pour répondre au questionnaire, si des alternatives sont disponibles.

L’étude pointe surtout que le fait de répondre à l'enquête par l'intermédiaire des dispositifs mobiles - smartphones ou tablettes – ne conduit à aucune différence notoire de résultats par rapport au mode de réponse par ordinateur. Le comportement de réponse ne semble pas varier de manière significative en fonction du mode de réponse.

En revanche, le taux de réponse par l'intermédiaire du groupe « Mobile » s’est avéré inférieur à celui du groupe « Ordinateur ». Ceci est probablement en partie dû au fait que les répondants, sélectionnés au sein d’un panel habitué à être sollicité pour des enquêtes en ligne, sont habitués à répondre aux enquêtes par ordinateur et que l'invitation a été envoyée par email, le plus souvent lu sur un ordinateur. La grande majorité des répondants par mobiles ont répondu à l'enquête à la maison, et, là encore, ils étaient susceptibles d'être influencés par l’habitude de remplir une enquête par ordinateur. Il apparaît par conséquent que des enquêtes web mobiles conduites sur des échantillons de populations non habituées à répondre à des enquêtes et qu’une recherche sur l'effet des invitations à répondre via des canaux réservés aux mobile, tels que que les SMS, garantiraient une meilleure image de la promptitude de la  population globale à participer aux enquêtes mobiles.

Cette recherche montre également que les répondants du groupe « Mobile » ont évalué l'enquête comme étant plus longue que les répondants du groupe « Ordinateur ». Le temps objectif d'achèvement de l’enquête, comptabilisé grâce à des indicateurs horaires, concorde avec ces résultats. Ceci signifie que l'enquête mobile exige plus d'effort de la part du répondant, ce qui peut s’expliquer par la vitesse moins rapide de chargement des pages, par la connexion Internet plus lente, et par une plus grande difficulté de manipulation et d’ergonomie. Cependant, quand les répondants ont évalué le questionnaire sur des aspects tels que sa difficulté, sa clarté, et le plaisir à y répondre, le groupe « Mobile » n'a pas rapporté de différence significative de satisfaction par rapport au groupe « Ordinateur ». Comme cette évaluation n’a concerné que les répondants ayant rempli l’intégralité du questionnaire, une recherche complémentaire sur les motivations des non-répondants et sur les raisons de ne pas participer à une enquête mobile serait nécessaire.

Quand les répondants ont été interrogés sur le dispositif qu’ils emploient la plupart du temps pour accéder à Internet, le taux d’utilisation de l’Internet mobile s’est révélé beaucoup plus élevé parmi le groupe  « Mobile » . Mais lors du contrôle de ce résultat en répétant la question plus tard via un ordinateur, cette différence a disparu, montrant en cela que l’auto-évaluation de la pratique d’Internet mobile est sensiblement influencée par le mode utilisé lorsque l’on est interrogé sur ce point.

De manière générale, presque toutes les expériences menées sur les enquêtes Web mobiles soulignent les difficultés dues aux petites tailles des écrans. Cependant, les tailles moyennes d’écran augmentent et, comme une première recherche l’a démontré (Sweeney et Crestani, 2006), les textes courts sont plus efficaces non seulement sur de petits écrans mais sur toutes les tailles d'écran. En conséquence, quand la mise en forme du questionnaire est adaptée aux navigateurs mobiles et que la longueur du texte de la question est délibérément restreinte, aucune difficulté majeure n’a jamais été prouvée sur les dispositifs mobiles à cet égard. En fait, les problèmes posés par la capacité limitée d'écran des périphériques mobiles ont beaucoup en commun avec ceux des débuts de l'ère des enquêtes Web, quand les écrans d'ordinateur étaient de moins bonne qualité qu'aujourd'hui.

Cette recherche montre enfin que les enquêtes mobiles pointent d'autres nouveaux enjeux. Comme les résultats l’indiquent, les gens aiment choisir leur propre dispositif pour répondre à une enquête en ligne, celui-ci étant probablement corrélé au dispositif sur lequel ils lisent l'invitation. C’est pourquoi, de nos jours, limiter des enquêtes à un type unique de dispositif peut apparaître artificiel pour un internaute qui fonctionne à l’intuition. L’hétérogénéité des environnements technologiques des enquêtes en ligne continue à accroître, parallèlement au développement actuel de nouveaux équipements mobiles, de moins en moins faciles à distinguer les uns des autres. Ceci impose aux chercheurs de définir clairement l’objet et les conditions d’expériences de leur recherche, car cela devient également un véritable défi que de contrôler les conditions de réponse aux enquêtes en ligne dans les expériences hétérogène et multifactorielles du monde réel.  De nombreuses perspectives plus ciblées s’ouvrent par conséquent à la recherche pour décrire les relations entre l'utilisation du Web mobile en général et les processus de réponse aux enquêtes mobiles en particulier.

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Les enquêtes en mode déconnecté de A à Z avec Sphinx Mobile

Les enquêtes administrées directement sur le terrain se multiplient. Ce mode d'administration offre des avantages et des inconvénients. L’avantage principal étant le contact de l’opérateur de saisie avec le répondant, permettant ainsi un échange générateur d’une meilleure qualité de réponse. L’inconvénient majeur étant la faible fiabilité de la connexion Internet, voire l’inexistence de celle-ci (enquête dans le métro par exemple).

Grâce à Sphinx Mobile, vous pouvez facilement réaliser ce travail. Il est ainsi aisé de télécharger une enquête, de réaliser les différentes saisies en mode déconnecté puis d'envoyer et de centraliser les réponses une fois qu’une connexion est retrouvée. Voici pas à pas les différentes étapes d'une enquête sur support mobile :

 

Autoriser le téléchargement d’une enquête sur support mobile :

SphinxMobile est l'application de la société Sphinx destinée à la collecte de données d'enquêtes en mode déconnecté, à partir d'un Smartphone ou d'une tablette. Elle est compatible sur les systèmes iOS (iPhone/iPad) et Android.

Afin de télécharger une enquête sur un appareil, il est tout d'abord nécessaire de publier l’enquête et d’activer les droits permettant son utilisation sur support mobile, ainsi que de la protéger par un mot de passe, via la fenêtre des Contrôles. Ces options sont disponibles sur SphinxOnline dans la partie « Diffusion & Collecte » >>> «  Application mobile ».

4 options de paramétrage sont disponibles :

Autoriser le téléchargement :

Il faut cocher l’option « Autoriser la saisie via les appareils mobiles » : l’enquête sera ensuite téléchargeable via les supports mobiles (dans la limite des autorisations de téléchargement de votre compte – voir plus bas pour détail de fonctionnement).

 Choix du formulaire téléchargeable :

Il est possible que l’enquête comporte plusieurs formulaires. Un menu déroulant présentant l’ensemble des formulaires est alors disponible. Il suffit de le dérouler puis de sélectionner celui que l’on souhaite utiliser pour la saisie mobile.

Mode opérateur (simple / avancé) :

Par défaut, l’enquête est téléchargeable en mode opérateur avancé. Pour la télécharger en opérateur simple, il faut décocher l’option « Permettre la modification des réponses ».

Optimisation des formulaires pour Smartphones / Tablettes 

Le rendu des formulaires peut être optimisé pour la saisie sur appareil mobile : les cases à coches pour la saisie des questions (questions simples et tableaux) seront plus élargies.Ceci permet une saisie plus ergonomique sur un écran tactile. Attention cependant, dans ce mode, le rendu du questionnaire n’est pas tout à fait identique au rendu paramétré sur le logiciel.

Utilisation de l’application Sphinx Mobile

Téléchargement de l’application ( AppStore pour iOS et GooglePlay pour Android)

Pour télécharger l’application Sphinx Mobile : il suffit de se rendre sur la plateforme de téléchargement depuis la tablette, puis de télécharger l’application en recherchant « SphinxMobile ». Pour l’installer, il suffit ensuite de cliquer sur l’icône « Installer ». L’installation prend quelques secondes. L’application Sphinx Mobile est désormais disponible sur la page d’accueil de votre tablette.

Paramétrage de la tablette

Depuis la tablette/SmartPhone, l'enquêteur prépare son appareil en indiquant dans la partie « Préférences » :

  • le nom de serveur
  • le nom de compte à utiliser
  • le nom d'enquêteur (facultatif)
  • le fonctionnement de la tablette (libre service ou opérateur)

Téléchargement d’une enquête

Il se réalise depuis la partie « Télécharger ». Il faut pour cela renseigner :

  • le nom de l’enquête
  • le mot de passe (NB : Si l’enquête a un mot de passe, il s’agit de ce mot de passe, sinon c’est le mot de passe du compte).

Il suffit ensuite de cliquer sur « Télécharger » (NB : Le téléchargement peut prendre quelques minutes.  Il est nécessaire d’être connecté à Internet).

Utilisation de l’enquête

Cette enquête est ajoutée à la liste des enquêtes disponibles (partie « Enquêtes » de l’application. Il est possible de télécharger plusieurs enquêtes et il suffit ensuite de sélectionner l’enquête voulue. Il faut cliquer sur la ligne de l’enquête pour accéder aux menus permettant la saisie.

Une fois l’enquête téléchargée, il n’est plus nécessaire d’avoir de connexion Internet pour réaliser des saisies. SphinxMobile est très intuitif et suit les interfaces préconisées par le constructeur de la tablette.

Récupération des données 

L'action de synchronisation permet d’envoyer les réponses saisies sur le serveur afin qu’elles puissent ensuite être analysées. Elle nécessite que vous soyez connecté à Internet. N’hésitez pas à le faire dès que vous le pouvez, ceci permettant la sauvegarde de vos réponses.

En résumé :

Comme vous avez pu le constater, il est très facile de télécharger, saisir, et uploader les réponses une fois la journée de saisies finie. Il ne vous reste plus qu’à réaliser les analyses dans les environnements que vous connaissez bien !

Bonne saisie !

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Les enquêtes mobiles ? Un fort potentiel à consommer avec perspicacité !

A l’ère des consommateurs hyper connectés grâce à la démocratisation des Smartphones et désormais des tablettes, les marques peuvent aujourd’hui entrer en contact et solliciter leurs clients à tout moment. Le marketing mobile ouvre de nouvelles perspectives…

Des usages différents en fonction des supports

Interroger des consommateurs sur supports mobiles, c’est d’abord comprendre comment, quand et par qui ils sont utilisés.

Les chiffres sont édifiants : selon la Mobile Marketing Association France, on dénombre désormais plus de 24,1 millions de possesseurs de smartphones, soit 44,4% de la population française de 11 ans et plus. Les tablettes quant à elle se distinguent par une hausse du taux d’équipement de 132% en un an avec plus de 18,4% des foyers français équipés.  Le profil des utilisateurs correspond plutôt à des personnes diplômées, aux revenus élevés et sont aussi bien des hommes que des femmes.

L’enjeu pour les marques est de parvenir à capter leurs clients quand on sait que plus de 77% des mobinautes mentionnent se connecter à internet quasi quotidiennement. Le smartphone est plutôt le support mobile utilisé à tout moment et en tout lieu notamment lorsque l’utilisateur est en situation d’attente (transports, magasins…) alors que la tablette sera utilisée en mouvement mais à la maison souvent devant la télévision ou au lit. De même, le smartphone est davantage utilisé pour s’informer alors que la tablette est plutôt le support pour acheter.

Le canal des mobiles peut également être exploité pour les enquêtes en tant que mode de collecte ; la marque se doit de rendre l’expérience utilisateur fluide et attrayante pour lui donner envie d’aller jusqu’au bout du questionnaire.

Ces supports sont notamment adaptés dans le cas d’enquêtes en face à face via enquêteur ou en auto-administré (tablette intégrée dans une borne) où l’on souhaite recueillir une évaluation à chaud. Il faut alors prendre en considération qu’une connexion internet n’est pas toujours disponible et qu’il faut donc pouvoir réaliser de la saisie en mode déconnecté.

Un match partagé pour les enquêtes en mobilité

Au travers du fort équipement en smartphone, les enquêtes sur mobile ont le principal avantage de pouvoir toucher rapidement la cible de l’étude car le contact se fait via le support qui suit nos consommateurs, nos clients, au quotidien dans tous leurs déplacements (74% des possesseurs de smartphone ne quittent jamais leur domicile sans leur téléphone d’après une étude Ipsos MediaCT). Ceci est un avantage pour certaines problématiques d’étude où le ressenti à chaud est important comme par exemple dans le cadre d’enquête post-achat sur un site internet, post-visite sur une application mobile mais également sur des problématiques de parcours d’achat.

En revanche, lorsque l’interviewé répond depuis son smartphone, il peut être moins disponible pour répondre à une enquête et cet aspect doit être pris en considération. Le questionnaire devra alors être plus court (questionnaire flash), allant à l’essentiel avec davantage de questions fermées pour recueillir une information de qualité. Si le questionnaire est trop long, le risque d’abandon sera plus fort, la richesse des réponses spontanées sera moindre. Pour optimiser la qualité des données recueillies, il faut donc que la problématique et le questionnement se prêtent au support mobile. En effet la concentration moindre et cet aspect doivent être pris en compte dans les enquêtes en mobilité.

En conclusion

Le support mobile est un nouveau mode de contact et de collecte de données qui propose des avantages indéniables dans les études pour solliciter certaines cibles et certaines problématiques qui s’y prêtent. En revanche, la qualité des données recueillies doit rester la principale préoccupation du chargé d’études et en ce sens il est important de faciliter ou non la réponse depuis smartphone : la question du questionnaire en responsive design ou en questionnaire mobile avec contenu adapté au support se pose alors. Ce sont alors la problématique, la cible et la méthodologie qui permettront au chargé d’études de s’orienter vers l’une ou l’autre solution.

 

 

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S'appuyer sur l'image de la marque pour mesurer la satisfaction

Exploiter l’analyse de sentiments dans les enquêtes de satisfaction

Un des travers rencontrés dans le cadre des enquêtes de satisfaction consiste à faire l’amalgame entre satisfaction et fidélité. En effet, il est illusoire de croire qu’un client, parce qu’il est satisfait, vous sera fidèle. La satisfaction est connue pour être circonstancielle, ce qui a d’ailleurs fait le succès du Net Promoter Score (indice de recommandation client). Mais le NPS, par son approche orientée est trop limitatif et ne capte pas les raisons profondes de la recommandation.

Une approche, plus empirique et qualitative, consiste à s’appuyer sur une question texte libre de type : « Quelle image de marque avez-vous de … » pour aller tester le niveau d’attachement du client à la marque, au produit ou au service proposé. Une fois les verbatim collectés, il s’agit de le retraiter pour mettre en place un indicateur clair percutant. Et de croiser cet indicateur avec une échelle de satisfaction pour confronter les 2 notions : satisfaction et attachement. Et c’est là que l’analyse de sentiment prend tout son sens.

Comment faire ? Le tutoriel ci-dessous vous explique pas à pas les étapes à suivre pour effectuer ce type d’analyse. Dans l’exemple suivant, nous allons traiter le cas (fictif) d’une société proposant un service en ligne. Le questionnaire de satisfaction est composé de :

  • Une question sur la satisfaction globale (plutôt un indicateur à l’instant ‘t’ donc)
  • Une question ouverte texte  questionnant le répondant sur sa vision de l’image de marque de la société     .

 Après avoir récolté les données…

 1.     Comment visualiser l’orientation des sentiments

 Une fois le logiciel ouvert, il faut accéder au sous stade « Exploration » situé dans le 5ème stade  « Analyse textuelle et sémantique »

Un menu vous sera proposé, permettant de choisir :

  • la variable à analyser (dans l’exemple, nous analyserons la variable « image de marque »)
  • l’environnement de traitement (dans l’exemple, nous avons besoin de l’environnement « Exploration »)

Vous arriverez ensuite dans le mode exploration :

Ce mode permet d’explorer les textes et les lexiques de votre corpus. Vous pouvez parcourir l’ensemble des observations tout en consultant un ensemble d’indicateurs et d’informations comme le contexte, les concepts, le nombre de mots.

L’indicateur qui va nous intéresser ici est l’orientation des réponses. C'est-à-dire qu'il s'agit de comprendre si le commentaire du répondant est plutôt positif ou négatif.

Pour afficher l’orientation de vos réponses, il faut aller dans l’onglet « Corpus », puis sélectionner l’option « Colorier les opinions »  

Vos observations seront coloriées selon l’orientation : en vert si elles sont positives, noir pour neutres, violet et rouge pour négatives.

2.     Comment extraire dans une variable l’orientation des sentiments

Une fois le texte parcouru et consulté, vous pouvez extraire une variable contenant les informations relatives à cette orientation.

Pour cela, il vous suffit de cliquer sur l’onglet « Données » puis sur « Variables lexicales ».

Il faut ensuite cocher « Intensité de l’orientation ».

Après avoir validé, un menu vous permet ensuite de visualiser le résultat dans le tableur. Une variable contenant les orientations pour chaque observation a bien été créée. L’intensité des échelons va de Négatif 3 à Négatif 1 pour le négatif et de Positif 1 à Positif 3 pour le positif.

3.     Utiliser l’opinion comme variable de l’enquête

Une fois cette variable d’intensité créée, il est ensuite possible de l’utiliser dans l’environnement de reporting. Pour accéder aux tableaux de bord : une fois revenu sur l’accueil, cliquer sur le sous stade « Tableau de bord personnalisé » situé dans le 4ème stade  « Analyse des résultats »

Dans notre exemple nous allons afficher sur le rapport la variable d’intensité des opinions créée précédemment.

Pour faciliter la lecture et l’analyse, nous allons regrouper les modalités selon le niveau de satisfaction. Les modalités  « Négatif 3 », « Négatif 2 »  et « Négatif 1 » en « Négatif » et « Positif 1 », « Positif 2 » et « Positif 3 »   en « Positif »

Pour réaliser cette manipulation vous devez :

  • Ouvrir le menu de paramétrage d’une question >>> onglet « Calculs » >>> cocher « regrouper / ordonner les modalités >>> cliquer sur les « … »
  • Sélectionner ensuite les modalités à regrouper et nommer le groupe puis valider

Vous obtiendrez le regroupement ci-dessous :

Vous êtes ensuite libre de croiser cette variable avec celles de votre choix pour créer les analyses quantitatives que vous souhaitez.

4.     Exploiter les résultats obtenus

Vous pouvez ensuite croiser cet indicateur avec l’échelle de satisfaction pour confronter les 2 notions : satisfaction et attachement. Le tableau croisé ci-dessous et le résultat du groupement entre la variable d’intensité d’opinion et la variable de satisfaction globale. On constate ici que 7 répondants ont émis un avis négatif à l’instant tout en ayant également une image de marque négative.

Pour aller plus loin, il peut être intéressant d’afficher les verbatims donnés par ces clients mécontents. Pour cela, il suffit d’afficher la variable texte correspondante et de réaliser un filtre : on affichera que les réponses des clients mécontents ayant également une image de marque négative. L’intérêt  étant de pouvoir mieux comprendre ces clients et d’agir en conséquence afin d’essayer de les satisfaire au mieux.

>>> Plus d'informations sur www.lesphinx.eu

Avis sur Trip Advisor ! Une approche combinant l’évaluation de satisfaction et l’analyse des sentiments

Avec la multiplication des opinions émises sur le web, et plus précisément sur les réseaux sociaux et les forums, l’enjeu majeur aujourd’hui est de comprendre tout ce qui se dit et d’en extraire rapidement du sens en identifiant clairement les thèmes significatifs, mais aussi en dégageant la tonalité et les sentiments exprimés.

Pour illustrer ces propos, prenons le cas d’un office de tourisme qui souhaite analyser les notes de satisfaction et surtout les commentaires attribués aux restaurants d’une ville, dans le but de réaliser un guide des meilleures adresses de la ville. Les données sont des informations publiques et gratuites, tirées de TripAdvisor, site web destiné à recueillir l’avis des consommateurs sur les différentes prestations touristiques (hôtels, restaurants, activités touristiques, culturelles…). L’analyse présentée ci-dessous porte sur une douzaine de restaurants et plusieurs centaines de posts.

Première évaluation de la satisfaction en quelques chiffres

Une première analyse des notes de satisfaction attribuées aux restaurants permet d’obtenir des résultats très généraux. Tout d’abord, on constate que c’est la note de 4 sur 5 qui a été la plus attribuée, dans 38,7% des cas, et que la note moyenne de satisfaction, sur une échelle de 1 à 5, s’élève à 3,75.

On peut ensuite affiner cette première vision générale en regardant dans le détail les notes par restaurant et par thème évalué (suivant la grille d’évaluation du site TripAdvisor), ce qui nous permettra de classer les restaurants selon la note moyenne qui leur a été attribuée, et d’identifier précisément les forces et les faiblesses de chacun des établissements, en termes de rapport qualité/prix, d’ambiance, de service, de cuisine…

Ces résultats permettent ainsi d’établir le classement des restaurants les mieux notés d’un point de vue global (Baron rouge, le Comptoir et La Pommeraie avec une note supérieure à 4) et mettent en évidence que certains restaurants, comme le Comptoir ou la Pommeraie, se distinguent par leur rapport qualité / prix et leur qualité de service. On remarquera avec surprise que la qualité de la cuisine n’est pas un critère discriminant.

Une analyse qualitative pour affiner la perception

Si l’analyse quantitative est parfaitement adaptée pour dégager les grandes tendances, il s’avèrerait extrêmement simplificateur de résumer l’opinion des internautes à travers la simple étude de leurs notes de satisfaction.

En ce sens, il est absolument indispensable de porter une attention particulière aux contenus produits par les commentaires déposés. Une première étape consiste à prendre connaissance du contenu des textes à partir des mots qu’ils contiennent et des concepts auxquels ils renvoient. Si l’on se concentre sur les adjectifs par exemple, on retrouve en tête de liste, les attentes centrales de la clientèle des restaurants de cette ville : de « petits » endroits, « agréables », « sympathiques », « chaleureux » ou « originaux » où l’on pratique des prix « corrects ». L’analyse des concepts permet de repérer les thèmes les plus fréquemment évoqués par les clients et ce d’une façon spontanée, sans les forcer à se caler sur une grille pré-définie.

L’analyse des sentiments pour donner du sens

L’analyse des sentiments nous permet tout d’abord de situer la polarité du commentaire formulé par un client. On voit ci-dessous qu’on enregistre seulement ¼ de commentaires négatifs au sein de l’ensemble de ce corpus et que les mots les plus spécifiquement cités dans ces verbatim critiques sont le « service », le « restaurant » et « l’assiette ».