Interview de Anne Jardin-Kershaw, Ferrero : les SchokoBons évalués par tablettes !


Le Sphinx : Bonjour Madame Jardin-Kershaw. En tant que Consumer Insight Manager chez Ferrero, vous êtes amenée à réaliser de nombreuses enquêtes sur les comportements de consommation. Pouvez-vous nous parler de votre dernier projet ?

Anne Jardin-Kershaw : L’étude dont il s’agit avait pour objectif de mesurer l’intérêt du déménagement de notre produit SchokoBons dans les supermarchés. Nous voulions tester l’impact de son passage du rayon « Confiserie chocolatée », où il est placé à l’accoutumée, vers le rayon « Confiserie sucrée », que l’on considérait plus intéressant en termes de flux d’acheteurs. C’est ce que nous avons fait dans le cadre de notre test, afin d’interroger les consommateurs qui passaient dans ce nouveau rayon, directement in situ. C’est là que l’utilisation de tablettes iPad s’est avérée très précieuse, car c’était une façon très conviviale de contacter les gens qui restent très attirés par cette nouvelle technologie. L’i-pad nous permet de faire un questionnaire dynamique, coloré, stimulant et surtout d’aller plus vite, ce qui est très important puisque l’on interroge des gens qui sont venus pour faire des courses.

Le Sphinx : Concrètement, comment avez-vous réalisé le terrain de cette enquête ?

Nous avons posé une série de questions aux consommateurs, qui pouvaient réagir en direct dans une situation réelle, puisque c’est notre façon de travailler. Nous avons confié l’enquête à des enquêtrices sur le terrain et nous avons pu suivre les résultats en direct depuis nos bureaux. L’analyse des résultats nous a montré que ce changement de linéaire n’était pas forcément suivi d’effets et, en l’occurrence, nous nous sommes rendu compte qu’il n’avait pas forcément de sens pour les consommateurs. Cette enquête est typiquement le mode d’étude que nous menons régulièrement dans les magasins : nous les menions traditionnellement dans SphinxOnline.

 Le Sphinx : En quoi ce mode d’administration de l’étude a-t-il selon vous été décisif ?

Anne Jardin-Kershaw : Les tablettes iPad nous ont tout d’abord permis de travailler directement dans les points de vente et de saisir l’attention des visiteurs de façon moderne, conviviale et immédiate. Nous avons très facilement attiré les répondants, qui ont été très intrigués et coopératifs, notamment les familles qui ne sont pas toujours faciles à mobiliser sur le lieu de courses. En termes d’image également, nous nous sommes présentés d’une façon beaucoup plus valorisante qu’auparavant, où les entretiens en face-à-face avec de simples questionnaires papier qui pouvaient faire peur aux répondants.

Le Sphinx : A l’avenir, pensez-vous renouveler l’expérience des enquêtes mobiles via tablettes ?

Anne Jardin-Kershaw : Naturellement, nous avons d’ailleurs complètement abandonné aujourd’hui notre ancien mode de travail pour les enquêtes dans les magasins, qui nous apparaît aujourd’hui comme l’époque des dinosaures ! Sphinx Mobile est devenu l’outil indispensable pour notre terrain et nous préserve complètement des problèmes de connectivité, ce qui pour nous est considérable. On ne saurait plus travailler sans. C’est à l’évidence un outil qui va se développer dans le monde des études.

D’autant que nous pouvons intégrer tous les types de questions, fermées et ouvertes. De ce point de vue, nous ne nous sommes pas du tout bridés et, au final, le temps de réponse au questionnaire s’est avéré en moyenne de 7 à 8 minutes, ce que nous estimons tout à fait raisonnable pour ce type d’enquêtes. L’intégration de questions ouvertes en fin de questionnaire nous a permis de recueillir des témoignages riches, des « perles », que nous estimons irremplaçables pour l’interprétation des résultats.

Le Sphinx : Avez-vous perçu des limites à ce mode d’administration ?

Anne Jardin-Kershaw : Les seules limites que nous entrevoyons sont celles de notre gourmandise : Sphinx Mobile a ouvert tellement de portes et nous avons maintenant envie de faire des choses de plus en plus originales et sophistiquées !

Le Sphinx : Sphinx Mobile permet de prendre des photographies pour mémoriser ce que les répondants peuvent nous montrer, mais aussi d’enregistrer des extraits sonores.  Quelles sont les autres perspectives que vous entrevoyez pour les enquêtes mobiles ?

Anne Jardin-Kershaw : Une perspective concrète vraiment intéressante pour nous serait la possibilité de retranscrire automatiquement des entretiens par écrit, pour pouvoir analyser immédiatement les verbatim au moyen de Sphinx Quali. Là encore, nous gagnerions en termes de temps et d’efficacité. Ce serait un sacré avantage sur lequel je sais que vos ingénieurs travaillent.

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Avis sur Trip Advisor ! Une approche combinant l’évaluation de satisfaction et l’analyse des sentiments

Avec la multiplication des opinions émises sur le web, et plus précisément sur les réseaux sociaux et les forums, l’enjeu majeur aujourd’hui est de comprendre tout ce qui se dit et d’en extraire rapidement du sens en identifiant clairement les thèmes significatifs, mais aussi en dégageant la tonalité et les sentiments exprimés.

Pour illustrer ces propos, prenons le cas d’un office de tourisme qui souhaite analyser les notes de satisfaction et surtout les commentaires attribués aux restaurants d’une ville, dans le but de réaliser un guide des meilleures adresses de la ville. Les données sont des informations publiques et gratuites, tirées de TripAdvisor, site web destiné à recueillir l’avis des consommateurs sur les différentes prestations touristiques (hôtels, restaurants, activités touristiques, culturelles…). L’analyse présentée ci-dessous porte sur une douzaine de restaurants et plusieurs centaines de posts.

Première évaluation de la satisfaction en quelques chiffres

Une première analyse des notes de satisfaction attribuées aux restaurants permet d’obtenir des résultats très généraux. Tout d’abord, on constate que c’est la note de 4 sur 5 qui a été la plus attribuée, dans 38,7% des cas, et que la note moyenne de satisfaction, sur une échelle de 1 à 5, s’élève à 3,75.

On peut ensuite affiner cette première vision générale en regardant dans le détail les notes par restaurant et par thème évalué (suivant la grille d’évaluation du site TripAdvisor), ce qui nous permettra de classer les restaurants selon la note moyenne qui leur a été attribuée, et d’identifier précisément les forces et les faiblesses de chacun des établissements, en termes de rapport qualité/prix, d’ambiance, de service, de cuisine…

Ces résultats permettent ainsi d’établir le classement des restaurants les mieux notés d’un point de vue global (Baron rouge, le Comptoir et La Pommeraie avec une note supérieure à 4) et mettent en évidence que certains restaurants, comme le Comptoir ou la Pommeraie, se distinguent par leur rapport qualité / prix et leur qualité de service. On remarquera avec surprise que la qualité de la cuisine n’est pas un critère discriminant.

Une analyse qualitative pour affiner la perception

Si l’analyse quantitative est parfaitement adaptée pour dégager les grandes tendances, il s’avèrerait extrêmement simplificateur de résumer l’opinion des internautes à travers la simple étude de leurs notes de satisfaction.

En ce sens, il est absolument indispensable de porter une attention particulière aux contenus produits par les commentaires déposés. Une première étape consiste à prendre connaissance du contenu des textes à partir des mots qu’ils contiennent et des concepts auxquels ils renvoient. Si l’on se concentre sur les adjectifs par exemple, on retrouve en tête de liste, les attentes centrales de la clientèle des restaurants de cette ville : de « petits » endroits, « agréables », « sympathiques », « chaleureux » ou « originaux » où l’on pratique des prix « corrects ». L’analyse des concepts permet de repérer les thèmes les plus fréquemment évoqués par les clients et ce d’une façon spontanée, sans les forcer à se caler sur une grille pré-définie.

L’analyse des sentiments pour donner du sens

L’analyse des sentiments nous permet tout d’abord de situer la polarité du commentaire formulé par un client. On voit ci-dessous qu’on enregistre seulement ¼ de commentaires négatifs au sein de l’ensemble de ce corpus et que les mots les plus spécifiquement cités dans ces verbatim critiques sont le « service », le « restaurant » et « l’assiette ».

On constate par ailleurs une très bonne correspondance avec l’évaluation globale mesurée par ailleurs via une note de 1 à 5. De gauche à droite, les meilleurs restaurants de la ville se positionnent du « très positif » au « négatif ».

Enfin, à partir d’un répertoire prédéfini de 17 thèmes, il est possible de repérer automatiquement la teneur des commentaires émis. Il s’agit bien évidemment d’évaluations à 99%, mais aussi de manifestations d’intérêt, de recommandations, de déception et de divertissement.

En conclusion

L’analyse qualitative permet de mieux identifier les points forts et les points faibles des objets que l’on observe (ici des restaurants). Les mesures quantitatives n’enregistrent souvent que peu de différences, quelques centièmes de points seulement et manquent terriblement de relief. L’analyse qualitative basée ici sur l’approximation lexicale et l’analyse des sentiments permet de révéler rapidement le contenu thématique et sémantique d’un large corpus de commentaires, de lui donner de la profondeur, sans pour autant consacrer un fort volume de temps, comme pourrait l’exiger l’analyse de contenu traditionnelle.

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Analyse des débats des 2èmes tours des élections présidentielles de 1981 à 2012


L’étude de discours politiques fait figure de classique en matière d’analyse de données textuelles. Récemment, Le Sphinx a choisi de mener l’enquête sur les 5 débats des 2ème tours des présidentielles intervenus depuis 1981, afin d'en comparer les thématiques, les tonalités et les types de discours. L'analyse, de type qualitative et quantitative, a porté sur un corpus de plus de 120 000 mots, extrait des 5 débats officiels pour les 6 élections, étant donné qu’il n’y eut pas de débat à l'occasion du 2ème tour entre Chirac et Le Pen en 2002.

Corpus débats

La forme des débats

 Il est tout d’abord intéressant de se pencher sur la tournure de ces débats. Animés par des journalistes, ils sont de plus en plus longs et de plus en plus rythmés. Les graphiques ci-dessous mettent en évidence que les journalistes interviennent de moins en moins, et qu’au cours du temps, les échanges entre candidats sont de plus en plus brefs. Le dernier débat Hollande / Sarkozy est le plus long et le plus intense : les journalistes interviennent peu, les échanges sont plus nombreux et plus rapides.

Le contenu des débats

 Tout d'abord, les principaux champs sémantiques résultant de l’application du thésaurus mettent en évidence l’objet commun de ces discours. Les mots clés utilisés dans les débats respectifs montrent bien qu’il s’agit d’abord de la France et des Français, de président de la république et de problème de gouvernement….

Apparaît également nettement une spécificité des débats selon les époques. Majorité, gouvernement, politique en 1981 et 1988, problèmes, emploi, en 1995, entreprise, femme en 2007, milliard, euros, nucléaire en 2012. La mise en évidence des mots spécifiques (sur représentés) de chaque période nous rappelle sans surprise le contexte de chacun de ces débats. Certains mots communs tels que premier, mais surtout responsabilité, européen débat… font partie des mots utilisés de manière équivalente quelque soit la période.

La classification hiérarchique ascendante effectuée sur l’ensemble des débats met en évidence la répartition des interventions dans des classes différentes. L’examen des termes spécifiques à chaque classe permet de distinguer ainsi 5 types de discours ou thématiques :

  • Le thème de la Gestion, qui renvoie aux actions d’un gouvernement qui gère.
  • Le thème de la Politique, qui renvoie aux notions de majorité, vote, gouvernement, président de la république.
  • Le thème de la volonté et du Promouvoir, vouloir, permettre, donner, projet, responsabilité.
  • Le thème de la Décision, problème, falloir, risque, autorité.
  • Et enfin le thème du Financier avec milliard, millions, nombres, payer, euros…
Cliquez sur l'image pour agrandir

Ces thèmes, synthétisés ici dans des nuages de mots, représentent des poids inégaux selon les débats. L’analyse permet de caractériser leur poids selon les périodes ou les candidats. Le thème du financier a un poids plus significatif en 2012, en raison du contexte de crise, de même que celui de la décision autour de la problématique du nucléaire, thème d’actualité.

Enfin, les références sémantiques sont d’importance inégale et projettent sur ces débats un éclairage intéressant. Par exemple, les interventions évoquant les concepts Activité économique, Vie sociale, Ordre et Mesure sont beaucoup plus nombreuses que celles qui évoquent le Droit, la Volonté ou l’être humain !

Le graphique ci-dessous démontre en effet la place croissante au cours du temps du discours gestionnaire par rapport au discours politique, en soulignant l’opposition entre les débateurs :

  • Ceux qui accordent de l’importance au thème du Politique, Mitterrand et Giscard du début de période.
  • Ceux qui se positionnent plus sur le Décider, Gérer, Sarkozy et Royale.

Conclusion

 Cette enquête permet de montrer combien le vocabulaire employé, les thématiques abordées et le ton emprunté sont révélateurs de la nature des discours portés par ces hommes politiques, mais également du contexte dans lequel ils ont été proclamés. L'analyse lexicale, sémantique et statistique menée ici illustre bien la richesse potentielle de l'analyse des corpus textuels.

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Peut-on faire confiance à l'Access panel Cint proposé par Le Sphinx ?


Rien de tel qu'une enquête sérieuse pour vérifier la fiabilité et la qualité d'un panel. C'est maintenant chose faite pour le panel CINT, avec lequel la société Sphinx vient de mettre en place un partenariat. Mise en place à l'initiative de Sphinx, l'évaluation compare l'access panel Cint à un échantillon de convenance pour montrer, preuve à l'appui, les apports réel de Cint link, en termes de représentativité de la population, de délai de réponse et de qualité des données recueillies.

L’objectif de cet article est de mesurer les effets réels de Cint Link, en comparant les réponses obtenues auprès de ce panel et auprès de l’échantillon de convenance, en termes de représentativité de la population, de délai de réponse et de qualité des données recueillies.

Le panel Cint a été constitué sur la base des critères démographiques et géographiques ainsi que sur les tranches d’âge. L’échantillon de convenance a été obtenu auprès de personnes dont les e-mails ont été recensés par des élèves de l’IAE Savoie Mont-Blanc. Chacun des échantillons est composé de 320 répondants.

Cint : un panel représentatif et dimensionné selon vos besoins

Pour évaluer la représentativité des deux échantillons, les résultats des enquêtes ont été comparés aux données de l’INSEE.

Au niveau de la répartition hommes / femmes, l’échantillon Cint Link (50.6% ; 49.4%) est nettement plus représentatif de la population française (48.4% d’hommes - 51.6% de femmes) que l’échantillon de convenance (40.8% ; 59,2%).

En ce qui concerne la répartition par âge, le panel obtient un échantillon plus représentatif avec une moyenne de 46.7 ans et une médiane de 50 ans respectivement plus proches des données de l’Insee (40.6 ans ; 39.4 ans) que ne l’est l’échantillon de convenance (31.12 ans ; 25 ans).

Un haut niveau de réactivité, quelque soit l’échantillon

Que ce soit avec le panel ou avec l’échantillon de convenance, les 320 observations ont été obtenues en une journée. Pas de différence notable dans le cas de cette enquête, même si l’access panel Cint est reconnu pour favoriser les délais de réponses aux enquêtes en ligne.

Les effets positifs du panel Cint sur la qualité des données

Afin d’évaluer la qualité des données, nous avons cherché à évaluer le taux de remplissage des questions, en calculant le nombre de questions documentées par rapport au nombre de questions proposées, et en excluant les réponses obligatoires et les questions avec renvoi.

Le panel Cint Link assure un taux de remplissage à hauteur de 87.3% pour notre enquête contre 84.11% avec l’échantillon de convenance, ce qui s’avère très satisfaisant.

Les résultats issus de ces deux procédés ont été soumis au test de Student en vue de voir si la différence est significative. Au risque de 5%, la différence entre le taux de remplissage du panel et celui de l’échantillon de convenance est notable.

Sur le critère du taux de remplissage des questions, qui représente le cœur de votre enquête, le panel Cint s’avère donc très performant.

Plus précisément, la qualité des réponses a été évaluée selon la richesse des réponses aux questions fermées multiples.

Dans notre enquête, deux questions fermées multiples sur trois obtiennent plus de réponses depuis le panel (3.5 et 6.4 réponses en moyenne par question multiple) contre (2.6 et 4.7 en moyenne) pour l’échantillon de convenance. Une seule question obtient un meilleur résultat depuis l’échantillon de convenance (7.5 réponses en moyenne) mais la différence est moindre (7.2 pour Cint Link).

Le panel marque donc un bon point en terme de qualité des réponses aux questions fermées multiples.

Enfin, partant du principe qu’une grande partie de la richesse des enquêtes trouve son origine dans l’analyse des réponses ouvertes, nous avons évalué la longueur des réponses aux questions textes, pour avoir une idée de la pertinence de l’information mais également de l’intérêt du répondant.

La longueur des réponses dans l’échantillon de convenance est supérieure à celle du panel (en moyenne 28 mots contre 20 mots pour Cint Link). Cependant, dans les deux cas, les résultats traduisent une bonne expression des répondants.

En conclusion, outre les bénéfices du panel Cint Link en termes de coûts et de délais, l’utilisation de cet access panel va de pair avec d’autres avantages :

  • Une représentativité de la population
  • Une qualification ciblée des panélistes
  • Un bon niveau de qualité des informations recueillies

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Le Sphinx mène l'enquête avec Dolist sur l'email-marketing en France


Le Sphinx est partenaire de la 4ème édition de l’enquête « Pratiques & Tendances de l’e-mail marketing en France », organisée par Dolist, avec le soutien de l'Adetem (Association Nationale des Professionnels du Marketing) et de l'Observatoire ComMedia (ancien Observatoire du Hors Média).

 Vous avez dirigé, encadré, piloté ou mis en place des stratégies et actions d'e-mail marketing en 2012 ? Votre avis nous intéresse !

http://storage.dolist.net/dolist/enquete/emm2013/visuel-emm2013.jpg

Les objectifs de cette enquête ?

  • Analyser les tendances du marché de l’e-mail marketing en France
  • Établir un panorama des pratiques e-mailing 2012 et orientations 2013 des entreprises françaises
  • Comprendre vos perceptions de l’e-mail marketing comme canal de communication directe
  • Réaliser un baromètre actualisé des pratiques des annonceurs français en matière d'e-mail marketing

Nous vous invitons à répondre au questionnaire.
Vous aurez la possibilité de vous inscrire à la fin du questionnaire pour recevoir les résultats de cette étude en avant-première.

 

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"La crise !" Mythe ou réalité ? Sondage de l'état d'esprit ambiant

Crise économique, crise de la dette, récession financière, chômage, déficit budgétaire, perte du triple A, perte de la compétitivité, survie de la zone Euro, réformes économiques, rigueur, troubles sociaux, règle d’or, licenciement… Ces termes résonnent en continu dans les médias et dans le monde politico-économique de tous les pays du monde. Nous sommes tous concernés…

Malgré le signal d’alarme lancé depuis 2008, la crise semble solidement installée. Certains économistes annoncent même la catastrophe ! Pour autant, d’autres entrevoient des lueurs d'optimisme, et fort heureusement. Quel est véritablement notre état d’esprit ? Sommes-nous optimistes, inquiets, sereins, sceptiques, tristes ou agacés, indifférents ou concernés ?

A l’occasion de la rentrée, Le Sphinx s’est penché sur la question en lançant une vaste enquête en ligne sur la Crise en direction de son panel Sphinx. L’objectif étant de connaître l’état d’esprit des répondants, de cerner leurs représentations de la crise, de comprendre dans quelle mesure ils se sentent touchés et en quoi elle impacte leur vision de l’avenir.

Pour visualiser le questionnaire, cliquez ici.

Cette enquête constitue un bon exemple de recherche mixte, combinant les approches qualitatives et quantitatives et mobilisant largement les images. Au fil du questionnaire, s’alternent en effet murs d’images et interrogations plus classiques via des questions fermées et ouvertes.

L’état d’esprit à la rentrée

Les sentiments des répondants expriment majoritairement l'inquiétude et la lassitude. Pour 40% d'entre eux cependant, la rentrée rime avec satisfaction, enthousiasme et optimisme ! Les mots les plus spontanément cités pour qualifier cette rentrée sont : Travail, Automne, Ecole, Reprise, Réveil, Stress.

En fonction des émotions exprimées, trois profils se dégagent : les « heureux », les « inquiets » et les « lassés ». Notons que cet état d’esprit à la rentrée dépend peu de l'identité socio-démographique mais varie sensiblement selon le niveau de revenu.

Les métaphores de la crise

La crise est connotée comme étant menaçante par une très large majorité des répondants. Pour la qualifier, 3 répondants sur 4 choisissent la métaphore du « Jeu de dominos ».

Les opinions sur la crise

Pour la quasi majorité des répondants, la crise est le résultat de l'appât du gain : elle nous attire dans son engrenage, qui semble être sans fin. Elle est imputée davantage au système politique et bancaire qu'aux comportements individuels. Pour l'expliquer, les idéologies ne sont pas dominantes.

A quand la fin de la crise ?

Une majorité de répondants envisage une crise durable et demeure sceptique quant à une amélioration de sa propre situation.

La recherche met en évidence que les opinions sur la crise dépendent sensiblement des trois profils d'état d’esprit à la rentrée :

  • Les « heureux » sont optimistes et considèrent la crise comme un défi.
  • Les « inquiets » perçoivent la crise comme une menace.
  • Les « las » font plutôt référence à une crise sourde.

Pour aller plus loin dans les analyses, consultez le WebReport en cliquant ici.

 

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Mesurer le poids d'une image : les Jeux Olympiques

Cet été marqué sous le signe des Jeux Olympiques de Londres a été l'occasion de s'interroger sur l'image de cet événement sportif d'envergure internationale. En 2012, alors même que dans l'actualité les scandales sur le dopage ou le business du sport côtoient le retour aux valeurs sportives et citoyennes, comment les J.O. sont-ils perçus ? Valeur sûre ou en déclin ? Une vaste enquête en ligne menée récemment explore leur image dans notre société et met en avant les multiples facteurs de sa complexité.

Les 4 images les plus choisies pour représenter les J.O.

Le Sphinx derrière le chronomètre

La société Sphinx s'est emparée du sujet et vient de mener une grande enquête en ligne auprès d'un échantillon de cadres moyens et supérieurs français. Une initiative qui vise à cerner l'intérêt porté aux J.O., à apprécier quels en sont les moments forts - sportifs ou cérémonieux - et à recueillir des opinions relatives aux débats sur l'esprit de l'olympisme et les aspects économiques. L'enquête interpelle d'autant plus qu'elle recourt aux récents protocoles du mur d'images et de la vidéo pour provoquer les réponses, arrivées nombreuses.

Sur le podium : le sport et la compétition

Il en résulte une image plutôt positive de l'événement, mais néanmoins controversée. Parmi les aspects les plus positifs cités, on retrouve les rencontres sportives et la mobilisation citoyenne d'un territoire. A l'inverse, parmi les aspects les plus critiqués, on relève la dimension commerciale de l'événement, le côté promotionnel du pays organisateur et l'utilisation des J.O. par les grands médias. Parmi les temps les plus appréciés, celui du sport lui-même et de l'effort, loin devant celui des commentaires des médias et de l'organisation. Des opinions qui manifestent par conséquent une distinction forte entre les moments "in" du sport et de la compétition et les moments "off" constitués par tout ce qui gravite autour.

A chacun son image des J.O.

Et au final, quatre profils de répondants, pour une image contrastée des J.O. qui oscille entre le symbole de la compétition sportive internationale et le vecteur de développement économique des pays :

  • Les enthousiastes, grands militants de l'olympisme et de ses valeurs fondamentales, qui choisissent les symboles de la flamme, des anneaux olympiques ou des images historiques pour exprimer leur engouement pour les JO.
  • Les pragmatiques, conscients des travers économiques liés aux Jeux mais convaincus du bien-fondé de la compétition, qui optent pour les images de starting-block ou de podium qui la compétition.
  • Les critiques, focalisés sur les polémiques soulevées par les jeux et leur comité d'organisation, qui argumentent leur position à partir d'images se référant à l'argent et aux anneaux olympiques
  • Et enfin les sceptiques, ne voyant dans les JO qu'un enchevêtrement de valeurs biaisées et de promesses non tenues et qui y associent des valeurs et des images perverties.

La flamme des J.O. brûle toujours...

Sur le podium des facteurs explicatifs de l'opinion de chacun sur les J.O., arrive cependant en tête l'esprit de l'olympisme. C'est par conséquent l’opinion sur la paix entre les peuples et l'idée du te territoire qui se mobilise qui apparaissent comme les éléments qui influencent le plus l’opinion globale sur les JO. Arrivent ensuite la dimension de compétition sportive, suivie du business organisationnel et de la dimension de célébration. Quatre dimensions qui portent ensemble l'image des jeux Olympiques. Pour démontrer qu'en 2012, avec 70% de répondants qui se disent "plutôt ou très intéressés", les Jeux Oympiques demeurent un événement international clé, dont la flamme brûle toujours...

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Peut-on faire confiance au contenu du Web ?

Aujourd'hui, la question n’est plus de savoir si l’on peut se passer de la toile dans nos activités privées ou professionnelles puisque nous sommes dorénavant tous concernés par l’ère du Web et sa perpétuelle évolution.  La vraie question est celle de la confiance que nous pouvons porter à Internet et de la satisfaction qui en résulte. Pour répondre à ces interrogations, une enquête en ligne a été réalisée par des universitaires français avec le soutien technique et scientifique de Sphinx.

L’étude a été lancée auprès d’un échantillon de 393 internautes, plutôt masculin, composé d’actifs, ayant une moyenne d’âge avoisinant les 40 ans.

Avant de prendre connaissance de la suite de l’article, et afin d’enrichir la connaissance collective sur cette thématique, nous vous invitons à répondre au questionnaire ci-dessous utilisé dans le cadre de cette étude :

http://www.sphinxonline.net/ecom/projet3_analyse/report.htm

Des supports de confiance ?

Il a été demandé dans un premier temps aux internautes, de donner leurs avis sur deux positions adverses : l’une prise par Joël de Rosnay, docteur en Sciences, qui nous fait partager sa vision positive de l’évolution d’Internet, et l’autre par Alain Finkielkraut, enseignant la philosophie à l'École Polytechnique, qui lui ne cède pas aux alertes de la modernité même lorsqu'elles invoquent la commodité pour faire basculer les plus irréductibles. Dans leur très grande majorité, les répondants partagent la clairvoyance de Rosnay. Selon lui, Internet est une technologie de la relation, un véritable écosystème international et pas seulement une technologie de la communication et de l’information.

Conscience, contrôle et contestation

La notion de notoriété revient à plusieurs reprises : une information fiable provient d’un site connu sur lequel de nombreux internautes naviguent et concrétisent leurs attentes. Cependant, ils n’hésitent pas à croiser les informations entre plusieurs sites Internet afin d’augmenter la véracité des données.  Une certaine insatisfaction se fait ressentir par rapport à l’efficacité de la recherche d’informations, où beaucoup d’entre eux ne trouvent pas toujours l’information souhaitée. Quant à la nécessité de vérifier la source d’informations, les internautes sont vigilants sur ce point.

Typologie des utilisateurs

Des attitudes et profils d’acteurs se présentent vis-à-vis du Web.

"Les exigeants", qui reposent leur confiance sur ce que le Web peut offrir, manifestent une double exigence de consommateur et d’acteur.

"Les sceptiques" ont eux des exigences moyennes de consommateur, mais ne valorisent pas du tout la possibilité d’être acteur et  apprécient moins la qualité des contenus du Web.

Enfin "Les surfeurs" accordent une importance nettement moindre au statut de la source et aux propriétés de l’information alors qu’ils évaluent plus la qualité des contenus du Web que les autres profils. Ils sont acteurs des technologies.

Cette étude a été publiée dans l’ouvrage : « Web : enjeux de confiance » de Pierre-Jean Benghozi, Michelle Bergadàa et Erwan Bukhart des éditions de Boeck, 2011.



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Analyse lexicale des discours de campagne

Ça y est nous y sommes, dans 2 jours le premier tour des présidentiels sera clôturé et avec lui nous connaîtrons les 2 finalistes pour le poste tant convoité de Président de notre chère république.

A partir des discours de campagnes collectés par Jean Véronis, professeur de linguistique et d’informatique à l’université de Provence, nous avons effectué une analyse lexicale qui permet de comprendre le positionnement des principaux candidats sur les thèmes de la crise, de la concurrence, des français et de la société en général.

Bonne lecture et bon vote !

http://www.sphinxonline.net/sphinxdemo/presidentielles2012/report.htm

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Reflets sur la "Démocratie" dans les pays du pourtour méditerranéen

Marquée par le printemps arabe, l'année 2011 a été l'occasion de déployer une vaste enquête sur les représentations de la "démocratie". Menée par des universitaires français et tunisiens avec le soutien technique et scientifique de Sphinx, son principe est original : interroger symétriquement les pays du nord et les pays du sud méditerranéen sur la même notion. De façon à bénéficier de l’effet miroir des uns sur les autres et à tordre le cou aux clichés. Le succès de cette enquête en ligne met lui-même en avant la place des nouveaux médias dans ce sujet brûlant.

La démocratie au prisme d'une enquête en ligne multilingue

L'enquête, lancée en avril 2011, comprend deux volets : le premier vise à étudier les représentations sociales de la démocratie sur les deux rives de la méditerranée, le second cherche à identifier les acteurs et les médias impliqués dans ces révolutions. Pour les traiter, la méthode de l'enquête en ligne s'est avérée essentielle. Très rapidement, des répondants des pays du Maghreb comme des pays européens se sont retrouvés confrontés au même questionnaire, traduit en français, en anglais ou en arable. Au final, plus de 800 personnes ont répondu au questionnaire. Un questionnaire qui, introduit par un mur d"images - de symboles, de photographies, de stéréotypes voire de caricatures de la démocratie ou des atteintes qui lui sont portées - a permis de recueillir des réactions spontanées et d'évaluer des opinions et des comportements.

Les nouveaux médias en première ligne

Autant de thèmes comme la liberté, la jeunesse, la politique, le pouvoir, la loi, les forces de l'ordre, la violence, les classes sociales, la vie quotidienne, le travail, la consommation, les médias, les oppositions homme/femme, ou Nord/Sud, émergent dans l'enquête. Ils participent à dessiner des géographies symboliques différentes de la démocratie selon les rives de la Méditerranées et à avancer, de manière quasi-consensuelle pour les deux rives, les principales raisons des manifestations d'émancipation en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Lybie ou encore au Yémen.

Mais le résultat le plus saillant de cette enquête est ailleurs. Il projette sur la scène les nouveaux moyens de communication - la téléphonie mobile, la vidéo, Internet, le Web 2.0 et les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Youtube, etc. - dont le rôle dans le printemps arabe et dans les aspirations à la démocratie se sont révélés cruciaux. Ce sont eux qui semblent le plus influer sur les représentations des événements et sur la démocratie à l'œuvre. Dans quelle mesure ? Leur poids ne se résout pas à leur aspect technique. Il repose plutôt sur les usages qui en ont été faits, notamment par les jeunes, très mobilisés, et sur la logique socio-organisationnelle à l'œuvre à travers eux.

L'accès à la démocratie via des pratiques de la modernité ?

C'est ici que l'enquête pointe des divergences de perception des répondants en fonction de leur territoire d'appartenance (observateurs ou acteurs des événements). Les images clés des événements, le rôle des médias dans ces événements et l'utilisation faite des supports d'information ne sont pas les mêmes. Sur la rive sud de la méditerranée, on a privilégié les nouveaux médias (e-mails, Internet et réseaux sociaux) alors que sur la rive nord (du côté des observateurs), on a plutôt utilisé des supports assez classiques, tels que la radio ou la télévision, pour s’informer sur les événements du printemps arabe. En revanche, unanimement, les blogs, Internet, les vidéos et les réseaux sociaux sont considérés comme les médias ayant joué un rôle majeur dans ces événements.

Ainsi, au delà des clivages de culture nord/sud qui apparaissent au travers des représentations de la démocratie, les résultats s'orientent vers des oppositions d’usages, de pratiques de la modernité et de groupes sociaux. Les nouveaux médias ne s'affirment-ils pas comme un accélérateur de la démocratie ?

Cliquer sur le lien pour visionner l’enquête en ligne :
http://www.sphinxonline.net/IregeSI/reflets/questionnaire.htm

Groupe de chercheurs :

Projet «Reflets Méditerranéens» composé de Jean MOSCAROLA (Professeur, Université de Savoie), Cécile PERRET (Maître de conférences, Université de Savoie), Younès BOUGHZALA (Chercheur associé - Consultant, Université de Savoie - Le Sphinx), Meriam KARAA (Maître de conférences, IUT de Quimper, Université de Bretagne Occidentale), Inès BOUZID (Chercheur associé, Université Paris-Dauphine), Delphine MIEGE (Docteur - Consultante, Le Sphinx), Pascal MOLINER (Professeur, Université de Montpellier III), Abdelfattah TRIKI (Professeur, Institut Supérieur de Gestion de Tunis).». Ce projet est mené avec le soutien logiciel et technique de la société Le Sphinx.

>>> Plus d'informations sur www.lesphinx.eu