Analyse des débats des 2èmes tours des élections présidentielles de 1981 à 2012


L’étude de discours politiques fait figure de classique en matière d’analyse de données textuelles. Récemment, Le Sphinx a choisi de mener l’enquête sur les 5 débats des 2ème tours des présidentielles intervenus depuis 1981, afin d'en comparer les thématiques, les tonalités et les types de discours. L'analyse, de type qualitative et quantitative, a porté sur un corpus de plus de 120 000 mots, extrait des 5 débats officiels pour les 6 élections, étant donné qu’il n’y eut pas de débat à l'occasion du 2ème tour entre Chirac et Le Pen en 2002.

Corpus débats

La forme des débats

 Il est tout d’abord intéressant de se pencher sur la tournure de ces débats. Animés par des journalistes, ils sont de plus en plus longs et de plus en plus rythmés. Les graphiques ci-dessous mettent en évidence que les journalistes interviennent de moins en moins, et qu’au cours du temps, les échanges entre candidats sont de plus en plus brefs. Le dernier débat Hollande / Sarkozy est le plus long et le plus intense : les journalistes interviennent peu, les échanges sont plus nombreux et plus rapides.

Le contenu des débats

 Tout d'abord, les principaux champs sémantiques résultant de l’application du thésaurus mettent en évidence l’objet commun de ces discours. Les mots clés utilisés dans les débats respectifs montrent bien qu’il s’agit d’abord de la France et des Français, de président de la république et de problème de gouvernement….

Apparaît également nettement une spécificité des débats selon les époques. Majorité, gouvernement, politique en 1981 et 1988, problèmes, emploi, en 1995, entreprise, femme en 2007, milliard, euros, nucléaire en 2012. La mise en évidence des mots spécifiques (sur représentés) de chaque période nous rappelle sans surprise le contexte de chacun de ces débats. Certains mots communs tels que premier, mais surtout responsabilité, européen débat… font partie des mots utilisés de manière équivalente quelque soit la période.

La classification hiérarchique ascendante effectuée sur l’ensemble des débats met en évidence la répartition des interventions dans des classes différentes. L’examen des termes spécifiques à chaque classe permet de distinguer ainsi 5 types de discours ou thématiques :

  • Le thème de la Gestion, qui renvoie aux actions d’un gouvernement qui gère.
  • Le thème de la Politique, qui renvoie aux notions de majorité, vote, gouvernement, président de la république.
  • Le thème de la volonté et du Promouvoir, vouloir, permettre, donner, projet, responsabilité.
  • Le thème de la Décision, problème, falloir, risque, autorité.
  • Et enfin le thème du Financier avec milliard, millions, nombres, payer, euros…
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Ces thèmes, synthétisés ici dans des nuages de mots, représentent des poids inégaux selon les débats. L’analyse permet de caractériser leur poids selon les périodes ou les candidats. Le thème du financier a un poids plus significatif en 2012, en raison du contexte de crise, de même que celui de la décision autour de la problématique du nucléaire, thème d’actualité.

Enfin, les références sémantiques sont d’importance inégale et projettent sur ces débats un éclairage intéressant. Par exemple, les interventions évoquant les concepts Activité économique, Vie sociale, Ordre et Mesure sont beaucoup plus nombreuses que celles qui évoquent le Droit, la Volonté ou l’être humain !

Le graphique ci-dessous démontre en effet la place croissante au cours du temps du discours gestionnaire par rapport au discours politique, en soulignant l’opposition entre les débateurs :

  • Ceux qui accordent de l’importance au thème du Politique, Mitterrand et Giscard du début de période.
  • Ceux qui se positionnent plus sur le Décider, Gérer, Sarkozy et Royale.

Conclusion

 Cette enquête permet de montrer combien le vocabulaire employé, les thématiques abordées et le ton emprunté sont révélateurs de la nature des discours portés par ces hommes politiques, mais également du contexte dans lequel ils ont été proclamés. L'analyse lexicale, sémantique et statistique menée ici illustre bien la richesse potentielle de l'analyse des corpus textuels.

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L’analyse de contenu : comment construire un rapport riche, précis et pertinent

Vous hésitez sur la manière d’aborder vos analyses de données textuelles ? Certaines méthodes invitent à sélectionner des citations ou des extraits de verbatim, ou à dénombrer les mots utilisés en mobilisant les ressources de la statistique lexicale. Une méthode rigoureuse et riche est l’analyse de contenu. Elle consiste à prendre connaissance de tout le corpus pour repérer ce qui a été dit, à le noter, et à rendre compte de manière quantitative des idées clés ou des thèmes qui y sont développés.

Pour cela, la première étape consiste à élaborer une « grille thématique », décrivant les faits, idées, opinions... que l’on s’attend à trouver, et à concevoir un « code book », sorte de questionnaire sur le texte servant à noter la présence des thèmes dans la réponse ou le fragment de texte considéré. Le travail d’analyse consiste ensuite à lire le texte en isolant les passages significatifs pour l’étude et en notant les thèmes qu’ils contiennent. Enfin, il s’agira de s’intéresser à la fréquence des thèmes et à la manière dont ils sont utilisés.

Elaboration de la grille thématique

La grille thématique permet d’établir la liste des contenus, faits, idées et opinions présents dans le texte, mais elle doit également rendre compte des connaissances de l’analyste sur ce qu’il s’attend à trouver dans le texte et les théories qui peuvent s’y appliquer.

Une bonne grille thématique est autant le reflet de ce qui est lu dans le texte que de ce qui est anticipé. Il ne s’agit pas de procéder uniquement à partir du texte en essayant de synthétiser et d’organiser ses contenus, mais aussi de partir de références externes au texte qui permettront peut-être de constater que telle idée est absente. Elle s’élabore ainsi progressivement de manière inductive (à partir du texte) et déductive (à partir des connaissances à priori) et peut se construire autour des 5 grands thèmes suivants :

  • Les objets
  • Les acteurs
  • Les actions
  • Les idées
  • La tonalité

Prenons comme exemple une étude sur le loto, thème qui se place dans un cadre économique. Nous cherchons à répertorier la nature de l’utilisation des gains, en définissant 3 catégories : jouissance, investissement,  et don.

Pour établir la grille thématique, nous distinguerions par exemple :

  • Pour les objets : biens de consommation, biens d’équipement, services, argent, éléments de la nature, personnes, éléments de la société.
  • Pour les actions : Jouir, Consommer, Epargner, Investir, Donner...
  • Pour les acteurs : des personnes liées à celui qui s'exprime tels que conjoint, parents, enfants, famille, amis, entourage, ou plus généralement les gens, l’humanité...

La difficulté consiste à trouver la bonne granularité dans l’énumération des éléments qui composent chaque thème : dans l’exemple ci-dessus il serait possible de différencier "jouir" et "consommer", "épargner" et "investir", ou de détailler davantage les différents objets… Mais en voulant ainsi rendre compte des particularités du texte, le risque est de perdre en clarté au moment des analyses.

Découpage du texte et identification des passages significatifs

Comme pour une lecture de texte, qui procéderait en soulignant des passages et en les annotant, il s’agit d’isoler des phrases, paragraphes ou extraits sélectionnés pour l’unité de leur contenu. Les réponses aux questions ouvertes dans les questionnaires ont en général cette unité.

Il n’en va pas de même pour les interviews non directives dans lesquelles le repérage des unités de sens s’effectue à la lecture, en sélectionnant les passages significatifs contenant au moins un élément de la grille thématique. Le découpage dépend du contenu et conditionne l’analyse statistique qui interviendra ensuite. Ainsi 2 interviews non directives peuvent conduire selon leur richesse à identifier un nombre plus ou moins grand de passages significatifs. D’un point de vue statistique, ils auront donc des poids différents dans la restitution d’une synthèse des thèmes. Bien identifier les passages significatifs est ainsi aussi important que de bien les interpréter en référence à la grille des thèmes.

La codification

Elle consiste à associer à chaque passage les éléments de la grille qu’il contient. La manière la plus simple est d’utiliser un « code book », formulaire qui permettra de cocher les thèmes présents dans le passage. Ce travail n’est pas toujours facile, dans la mesure où une connaissance précise du domaine est nécessaire, pour comprendre et interpréter correctement ce qui est dit ou écrit. Il est important également que les éléments de la grille aient été précisément définis afin de limiter les variations d’interprétation propres à la subjectivité du codeur.

Il est donc indispensable d’expliciter la grille et de former les codeurs. Ceux-ci ont pour règle de se limiter au sens strict et d’éviter toute surinterprétation en prêtant des intensions ou en tirant des conséquences non explicitement formulées dans le texte.

La pratique du double codage permet de repérer les divergences éventuelles et ainsi de garantir une meilleure objectivement.

Enfin il peut être intéressant de prévoir dans le code book la possibilité de recopier les passages les plus remarquables qui pourront ainsi être facilement retrouvés pour agrémenter le compte rendu.

Le compte rendu

Lorsque le travail de codification est terminé, la distribution statistique des éléments du code book s’effectue par les moyens classiques de l’analyse statistique :

  • Tris à plat pour repérer l’importance relative des différents éléments de la grille.
  •  Tris croisés pour mettre en évidence la manière dont les thèmes s’articulent les uns aux autres ou dépendent des caractéristiques identitaires des interviewés.

Ces mesures procurent plus d’objectivité à l’analyse et permettent de mener des investigations beaucoup plus approfondies et rigoureuses que les impressions dégagées par une simple lecture du texte.

 Bibliographie

  • « L'analyse de contenu », Laurence Bardin, 2007, Ed Puf.
  • « L'Analyse de Contenu - de la Theorie a la Pratique », M.-F. Grinschpoun, 20011
  • « L'analyse de contenu : De la théorie à la pratique, la méthode Morin-Chartier », Christian Leray et Lise Chartier, 2009, Presse de l’Université du Québec.
  • « L'analyse de contenu », Annick Bouillaguet et André-D Robert, 1998, Ed Que sais-je.

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Les enquêtes en ligne pour reconsidérer l’opposition entre quali et quanti


Alors que la distinction entre les études dîtes « quali » et « quanti » est communément admise, Le Sphinx a toujours voulu démontrer, à travers ses solutions logicielles et ses prestations d’études, l’intérêt de combiner judicieusement le quali et le quanti. Cette démarche s’inscrit dans la lignée des recherches et publications de Daniel Bô, fondateur de l’institut QualiQuanti, qui mettent en évidence le caractère artificiel de cette opposition, notamment à travers le développement des enquêtes web.

Daniel Bô, PDG de l'institut QualiQuanti, HEC, utilisateur des études en ligne depuis 1998 et créateur du panel TestConso.fr en 2000, a mené plus de 800 études en ligne et a observé les pratiques en Europe comme aux Etats-Unis. Il en conclue que le débat concernant les études par Internet s’est beaucoup focalisé sur la question de la représentativité des échantillons, occultant partiellement un sujet-clé : le changement des conditions d’interrogation des interviewés.

L’auteur démontre alors que les enquêtes en ligne invitent à reconsidérer l’opposition entre quali et quanti, en proposant de regarder le sujet d’étude comme un « terrain à forer ». Le schéma ci-dessous, tiré de son livre blanc « Pour des études marketing vivantes », résume de manière simple son raisonnement. Avec le quali, on va très en profondeur dans l’analyse, mais en se limitant sur la taille de l’échantillon. Avec le quanti, on sonde des grandes populations, mais en restant plus en surface.

Le problème soulevé dans ses recherches est que les méthodes se sont construites comme des spécialités distinctes voire étanches, alors que la réalité à étudier est unique et indissociable.

Cette incompatibilité quali/quanti résulte d’une époque où l’informatique n’existait pas et où le traitement des verbatims était « manuel ». Aujourd’hui, l’informatique permet de traiter des masses de textes importantes et l’Internet facilite le recueil de données qualitatives à grande échelle. La lourdeur de recueil et de traitement des données ne constituent plus un obstacle. Il est ainsi prouvé qu’il n’est plus nécessaire de choisir entre la « force du nombre » et la « richesse de l’analyse » : on peut bénéficier des deux en même temps.

Aujourd'hui, il devient possible de faire du quali à grande échelle et du quanti en profondeur. Le tableau suivant, tiré du « Book des études online » de Daniel Bô, fournit quelques illustrations de ces techniques en plein essor. Les focus groupes en ligne sont des réunions de groupes animées sur Internet par le biais de logiciels de chat spécialisés (salons virtuels). Le « Bulletin Board », qui se traduit littéralement  par « bulletin d’information » ou « panneau d’affichage » consiste à établir un affichage progressif des réactions des consommateurs, en organisant de véritables discussions de groupe, à l’occasion desquelles les participants peuvent interagir.

Bulletin board = forum modéré

Focus Groupe Online = chat modéré

Asynchrone : les répondants répondent au moment où ils le souhaitent. Synchrone : l’animateur donne RV à une heure précise.
Durée : 3 à 15 jours. Durée : 1 heure 30.
25 questions par jour. 40 à 50 questions.
15 à 30 participants. 7 à 8 participants.
Combine différents modes d’interaction : interview individuel, discussions collectives, etc. Fonctionne comme un groupe virtuel où les consommateurs échangent leurs opinions par écrit.
Tous les jours, le modérateur lance de nouvelles séries de questions, qui tiennent compte des nouvelles expériences des interviewés et des réponses de la veille. L’étude se déroule dans un temps limité, où les participants répondent aux questions et réagissent aux stimuli et aux réponses des autres participants.
Réponses de plusieurs paragraphes. Réponses plus brèves de 2 à 3 lignes.

On remarque notamment que le temps alloué dans un « Bulletin Board » permet aux répondants de réfléchir et exposer leurs expériences et ressentis de manière plus détaillée que lors d’un Focus Groupe Online où les minutes sont comptées. Cette durée supplémentaire permet d’obtenir des analyses plus riches en précision et en qualité. Le second avantage repose dans la méthodologie : les participants répondent en effet quand ils le souhaitent, ce qui est un atout non négligeable pour les études visant le BtoB, les cadres et plus généralement les personnes très actives.

Sources :

  • Daniel Bô, « Pour des études marketing vivantes » (Dernière édition : octobre 2010)
  • Daniel Bô, « Book des études online » (Dernière édition : mai 2012)

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« Citez trois adjectifs » : une technique simple et productive pour générer un verbatim intéressant

Vos analyses qualitatives vous donnent du fil à retordre ? Vos résultats manquent de clarté ? Vous pouvez y appliquer la rigueur des techniques quantitatives classiques.

Afin de récolter un corpus plus homogène et plus facilement exploitable, nous vous proposons d’avoir recours à la méthode des "3 adjectifs".

AdjectifsTV

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Dans une enquête portant sur la perception des différentes chaînes de télévision française, une question ouverte est insérée : « Donnez 3 adjectifs pour qualifier la chaîne xxx ».

Une analyse lexicale simple avec quelques regroupements manuels permet d’aboutir rapidement à une vision synthétique. Suite à une analyse des co-occurrences, via l’analyse factorielle des correspondances, les perceptions des différentes chaînes apparaissent clairement :

  • Canal + : drôle, sportive, moderne...
  • M6 : jeune, musicale, dynamique...
  • Arte et France 5 : objective, intelligente, éducative etc.

En résumé : la méthode des trois adjectifs est une technique d'analyse simple, rapide, et productive.

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Mode d'emploi : comment diffuser une enquête web via l'access panel ?

Nul besoin de sortir de votre solution Sphinx pour diffuser largement votre enquête. Le Sphinx met à disposition, directement depuis la plateforme SphinxOnline, un accès immédiat au fournisseur de panel Cint : une façon simple, rapide et efficace d'accéder à des répondants qualifiés et personnalisés du monde entier, en un temps record.

>>> Démonstration en quelques clics...

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Peut-on faire confiance à l'Access panel Cint proposé par Le Sphinx ?


Rien de tel qu'une enquête sérieuse pour vérifier la fiabilité et la qualité d'un panel. C'est maintenant chose faite pour le panel CINT, avec lequel la société Sphinx vient de mettre en place un partenariat. Mise en place à l'initiative de Sphinx, l'évaluation compare l'access panel Cint à un échantillon de convenance pour montrer, preuve à l'appui, les apports réel de Cint link, en termes de représentativité de la population, de délai de réponse et de qualité des données recueillies.

L’objectif de cet article est de mesurer les effets réels de Cint Link, en comparant les réponses obtenues auprès de ce panel et auprès de l’échantillon de convenance, en termes de représentativité de la population, de délai de réponse et de qualité des données recueillies.

Le panel Cint a été constitué sur la base des critères démographiques et géographiques ainsi que sur les tranches d’âge. L’échantillon de convenance a été obtenu auprès de personnes dont les e-mails ont été recensés par des élèves de l’IAE Savoie Mont-Blanc. Chacun des échantillons est composé de 320 répondants.

Cint : un panel représentatif et dimensionné selon vos besoins

Pour évaluer la représentativité des deux échantillons, les résultats des enquêtes ont été comparés aux données de l’INSEE.

Au niveau de la répartition hommes / femmes, l’échantillon Cint Link (50.6% ; 49.4%) est nettement plus représentatif de la population française (48.4% d’hommes - 51.6% de femmes) que l’échantillon de convenance (40.8% ; 59,2%).

En ce qui concerne la répartition par âge, le panel obtient un échantillon plus représentatif avec une moyenne de 46.7 ans et une médiane de 50 ans respectivement plus proches des données de l’Insee (40.6 ans ; 39.4 ans) que ne l’est l’échantillon de convenance (31.12 ans ; 25 ans).

Un haut niveau de réactivité, quelque soit l’échantillon

Que ce soit avec le panel ou avec l’échantillon de convenance, les 320 observations ont été obtenues en une journée. Pas de différence notable dans le cas de cette enquête, même si l’access panel Cint est reconnu pour favoriser les délais de réponses aux enquêtes en ligne.

Les effets positifs du panel Cint sur la qualité des données

Afin d’évaluer la qualité des données, nous avons cherché à évaluer le taux de remplissage des questions, en calculant le nombre de questions documentées par rapport au nombre de questions proposées, et en excluant les réponses obligatoires et les questions avec renvoi.

Le panel Cint Link assure un taux de remplissage à hauteur de 87.3% pour notre enquête contre 84.11% avec l’échantillon de convenance, ce qui s’avère très satisfaisant.

Les résultats issus de ces deux procédés ont été soumis au test de Student en vue de voir si la différence est significative. Au risque de 5%, la différence entre le taux de remplissage du panel et celui de l’échantillon de convenance est notable.

Sur le critère du taux de remplissage des questions, qui représente le cœur de votre enquête, le panel Cint s’avère donc très performant.

Plus précisément, la qualité des réponses a été évaluée selon la richesse des réponses aux questions fermées multiples.

Dans notre enquête, deux questions fermées multiples sur trois obtiennent plus de réponses depuis le panel (3.5 et 6.4 réponses en moyenne par question multiple) contre (2.6 et 4.7 en moyenne) pour l’échantillon de convenance. Une seule question obtient un meilleur résultat depuis l’échantillon de convenance (7.5 réponses en moyenne) mais la différence est moindre (7.2 pour Cint Link).

Le panel marque donc un bon point en terme de qualité des réponses aux questions fermées multiples.

Enfin, partant du principe qu’une grande partie de la richesse des enquêtes trouve son origine dans l’analyse des réponses ouvertes, nous avons évalué la longueur des réponses aux questions textes, pour avoir une idée de la pertinence de l’information mais également de l’intérêt du répondant.

La longueur des réponses dans l’échantillon de convenance est supérieure à celle du panel (en moyenne 28 mots contre 20 mots pour Cint Link). Cependant, dans les deux cas, les résultats traduisent une bonne expression des répondants.

En conclusion, outre les bénéfices du panel Cint Link en termes de coûts et de délais, l’utilisation de cet access panel va de pair avec d’autres avantages :

  • Une représentativité de la population
  • Une qualification ciblée des panélistes
  • Un bon niveau de qualité des informations recueillies

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Savoir mobiliser un fournisseur d'Access panel pour diffuser une enquête en ligne.

Adresser une enquête en ligne à la cible adéquate n'est pas forcément chose facile. Pourtant, sans disposer de fichier qualifié, il est désormais possible grâce aux fournisseurs d'access panel de sélectionner les profils interrogés. A condition de prendre quelques précautions méthodologiques, cette opportunité garantit des réponses rapides, représentatives et à faible coût !

Quels sont les avantages des Access panels en ligne ? 

Les fournisseurs d’access panel disposent de panels d’internautes qualifiés et sollicités pour répondre à des enquêtes en fonction du profil de l’échantillon recherché.Vous réunissez alors plusieurs facteurs clés de succès pour réussir votre enquête :

  • tout d’abord, atteindre les interviewés en ligne donc collecter rapidement et à moindre coût des réponses que vous auriez recueillies plus difficilement par téléphone ou en face à face
  • grâce à la qualification des panélistes, vous allez pouvoir choisir parmi de larges critères de segmentation (sexe, CSP, tranche d'âge, lieu d'habitation, etc.) tant à l'échelle nationale qu'internationale.

Ainsi, vous disposez d’une population d’étude pré-qualifiée et pré-recrutée.

Comment choisir mon Access panel ? 

Il existe plusieurs types d’access panels : les access panels de consommateurs, les access panels généralistes sur internet, les panels online propriétaires, les panels spécialisés, etc… en fonction de votre cible, de votre problématique, vous choisirez le panel le plus pertinent pour vous louer des contacts généralistes ou spécialisés.

La qualité des informations recueillies auprès des répondants et la fiabilité que vous pourrez attribuer à vos réponses seront déterminées par le mode de recrutement, de gestion (actualisation et enrichissement des données) et d’animation du panel.

Le plus souvent, le répondant est stimulé grâce à des incentives (avantages en nature ou financiers). Le montant diffère en fonction de la longueur du questionnaire, de la fidélité du répondant ou encore du taux de remplissage des questionnaires.

Pour ne pas nuire à la qualité des réponses, il faut s’assurer que le répondant n’est pas sur-sollicité car ses motivations à répondre pourraient devenir intéressées.

Quels éléments impactent le budget ? 

Le coût dépendra principalement et ces points peuvent varier selon les conditions tarifaires de votre panéliste :

  • du nombre de réponses que vous souhaitez obtenir : c’est la taille de l’échantillon
  • du nombre de variables de segmentation sélectionnées (données socio-démographiques) : plus votre cible sera fine et précise, plus le budget sera important
  • de la durée de votre questionnaire

Comment diffuser l'enquête ? 

Comme pour vos enquêtes en ligne habituelles, vous allez paramétrer votre enquête et la publier sur votre serveur d’enquêtes. Ensuite en fonction du panel retenu :

  • Si vous passez par le panel CINT, partenaire de Sphinx, vous pouvez directement passer la commande en précisant la cible de votre enquête.
  • Si vous passez par un autre panel vous devrez généralement fournir le lien vers votre questionnaire, que le panéliste se charge de diffuser, et  gérer avec un système de quotas les cibles suivantes : « scrennout » (associé aux personnes non concernées par l’enquête), « complete » (associé aux personnes faisant partie de la cible et dans les quotas) et « quota full » (associé aux personnes dont les quotas ont été atteints, qui ne répondent donc pas à l’enquête).

La plupart des panélistes vous demanderont de rediriger vers des pages différentes les répondants afin de pouvoir gérer les incentives.

Comme toutes les études online, celles menées via un access panels doivent respecter certaines règles pour garantir la qualité scientifique des études. Les études par internet doivent être menées en conformité avec les principes formulés dans le code international CCI/ESOMAR de pratiques loyales en matière d’études de marché et d’opinion (www.esomar.org) :

  1. Collecte loyale des données (volontariat, respect de la vie privée…)
  2. Transparence vis-à-vis du public et des entreprises clientes (usage des données Personnelles, confidentialité des réponses…)
  3. Rigueur scientifique dans la réalisation de l’étude (sélection des interviewés, procédure d’échantillonnage...)
  4. Intégrité dans l’exploitation des résultats

Les données recueillies via un access panel doivent être fiables et représenter une aide à la décision sur laquelle vous pouvez vous fonder. Bien choisir son fournisseur et connaître ses pratiques est donc une étape importante et déterminante pour la suite de votre étude.

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Les incentives : une méthode éprouvée pour augmenter le taux de réponse aux enquêtes

Avec  l’essor exponentiel des e-questionnaires et la menace d’une certaine saturation de nos boîtes email, la question des « incentives » devient une préoccupation majeure pour les praticiens des enquêtes en ligne. Il s’agit de prévenir une chute annoncée des taux de réponse dans les années à venir, conformément à ce que l’on connait pour les études téléphoniques (déclin de 36% à 9% entre 1997 et 2012 aux Etats-Unis, selon le Pew Research Center for the People & the Press). Rappelons que, dans le jargon des études, un « incentive » est une contrepartie, prime en nature (cadeau) ou en espèces, qui a pour but de favoriser les réponses favorables à un message commercial ou ici à une enquête.

La professeure Anja Göritz, de l’Université de Freiburg en Allemagne, peut être considérée comme l’une des expertes internationales en matière de gestion des « incentives » pour les enquêtes en ligne. Dans un ouvrage récent, publié par la très sérieuse American Psychological Association, elle fait le point sur les connaissances actuelles dans le domaine.

On y apprend que les techniques incitatives les plus fréquemment employées sont les loteries, appelées aussi « tombolas » ou « sweepstakes ». Les autres formes d’incentives, plus rarement employées, sont une rétribution monétaire directe, un cadeau matériel, la donation à une œuvre caritative, des points cadeaux, ou la transmission des résultats de l’étude. La grande majorité des « incentives » mis en place pour les enquêtes Web sont promis et non « pré-payés », comme c’est parfois le cas dans les enquêtes papier.

Une méta-analyse (synthèse de plusieurs études scientifiques) regroupant les résultats de 32 expérimentations a confirmé que les loteries augmentaient clairement le taux de réponse aux enquêtes en ligne. L’effet global atteindrait en moyenne +19%. Par ailleurs, avec ces mêmes loteries, le taux de « rétention » augmenterait de plus de 26%. Rappelons que le taux de rétention enregistre le ratio entre les répondants ayant terminé l’enquête et le nombre de personnes ayant accédé au questionnaire.

Les loteries sont fortement recommandées pour des études ad-hoc mais il est démontré que l’on obtient de meilleurs résultats pour des panels en ligne (ou des études longitudinales) via les points cadeaux.  Il semble toutefois que le type d’incentive utilisé fasse peu varier la probabilité de répondre et d’aller jusqu’au bout de l’enquête. On observe cependant – dans le cas d’une tombola - que l’annonce d’un résultat rapide du tirage au sort augmente la motivation du répondant d’une façon significative. Ni les donations, ni la transmission des résultats de l’étude ne semblent - dans l’état actuel des connaissances  - obtenir des résultats vraiment concluants.

Selon Anja Göritz, les effets des techniques incitatives sont aujourd’hui reconnus sur les taux de réponse et de rétention mais on connait encore mal les impacts sur la qualité intrinsèque des réponses fournies : taux de remplissage (% des questions documentées sur l’ensemble des questions proposées), cohérence et variété des réponses, abondance des textes etc. Enfin, aucune étude n’a encore analysé les effets des combinaisons d’incentives. Autant de sujets à étudier dans des recherches à venir.

Sources documentaires:

La page personnelle de la professeure Anja Göritz : http://www.goeritz.net

Göritz, Anja S. (2011), Using lotteries, loyalty points, and other incentives to increase participant response and completion, in Advanced methods for conducting online behavioral research, Gosling, Samuel D. and Johnson, John A. editors, Washington DC, American Psychological Association, 219-233.

Göritz, Anja S. (2006), Cash Lotteries as Incentives in Online Panels, Social Science Computer Review, 24, 4, 445-459.

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Le Sphinx mène l'enquête avec Dolist sur l'email-marketing en France


Le Sphinx est partenaire de la 4ème édition de l’enquête « Pratiques & Tendances de l’e-mail marketing en France », organisée par Dolist, avec le soutien de l'Adetem (Association Nationale des Professionnels du Marketing) et de l'Observatoire ComMedia (ancien Observatoire du Hors Média).

 Vous avez dirigé, encadré, piloté ou mis en place des stratégies et actions d'e-mail marketing en 2012 ? Votre avis nous intéresse !

http://storage.dolist.net/dolist/enquete/emm2013/visuel-emm2013.jpg

Les objectifs de cette enquête ?

  • Analyser les tendances du marché de l’e-mail marketing en France
  • Établir un panorama des pratiques e-mailing 2012 et orientations 2013 des entreprises françaises
  • Comprendre vos perceptions de l’e-mail marketing comme canal de communication directe
  • Réaliser un baromètre actualisé des pratiques des annonceurs français en matière d'e-mail marketing

Nous vous invitons à répondre au questionnaire.
Vous aurez la possibilité de vous inscrire à la fin du questionnaire pour recevoir les résultats de cette étude en avant-première.

 

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Le web reporting : une manière de bien exploiter des résultats

Votre enquête est terminée, les résultats sont analysés ? Une dernière étape vous permettra d'exploiter judicieusement ce travail et d'en tirer tous les bénéfices. Il s'agit de communiquer les analyses aux personnes concernées, en leur fournissant un rapport d'aide à la décision accessible. Pourquoi ne pas leur procurer un reporting en ligne ? Il vous permettra de :

  • Partager des résultats en ligne avec vos collaborateurs
  • Consulter des données actualisées en temps réel
  • Affiner des analyses par sous-populations
  • Bénéficier d’une évolution des résultats dans le temps

Une solution personnalisée de partage d’information en ligne

Que vous souhaitiez communiquer les résultats de votre dernière enquête ou proposer un aperçu à vos collaborateurs sur l’évolution des ventes par secteurs ou sur la satisfaction des formations internes, le web reporting est la solution adhoc. Via Internet, elle vous permet de partager avec plusieurs personnes des résultats rapidement, sous la forme de tableaux de bord, en offrant à chacun la possibilité de les analyser et de les exploiter de manière personnalisée.

Accessible depuis votre compte d’hébergement SphinxOnline (bouton WebReporting en haut à droite), vous pouvez configurer à votre guise ce module WebReporting et obtenir en quelques clics un environnement propre au partage et à l’analyse des résultats de votre ou de vos études. Libre à vous d’insérer les boutons et les actions de votre choix (en cliquant sur « Nouvelle action »).

 

Web reporting : mode d'emploi

Prenons un exemple concret.

Vous souhaitez intégrer un ou plusieurs tableaux de bord réalisés dans le logiciel Sphinx iQ et publiés sur le compte SphinxOnline. Vous choisissez un à un ces tableaux de bord et vous formulez vous-même l’intitulé de l’action qui permettra d’y accéder. N’hésitez pas à tester l’ergonomie de cette nouvelle configuration, via le lien qui vous est communiqué.

Pour un outil parfaitement adapté à vos attentes, vous pouvez également insérer un ou plusieurs filtres automatiques dans votre configuration, afin de vous concentrer sur une ou des variables particulières de votre choix : Produit, Satisfaction globale, Clients etc.

 

Une souplesse d’utilisation

Votre WebReporting est prêt !

A vous désormais de le partager, en choisissant le type d’accès que vous leur proposez : libre ou restreint. Pour personnaliser ces accès, il vous suffit de cocher l’option Activer l’accès restreint dans l’onglet Définir des utilisateurs et de définir la liste des utilisateurs, en leur attribuant un login, un password et en renseignant leur email. Vous pourrez ensuite générer l’envoi automatique du lien de ces consultations à l’ensemble des utilisateurs concernés.

Vous conservez ainsi la totale maîtrise de l’accès à tout ou partie des analyses en ligne, tout en mettant à la disposition de vos collaborateurs un outil de visualisation des résultats clair, performant et actualisé en temps réel. Au-delà du partage d’information, vous bénéficiez d’une véritable plate-forme de management interne.

 

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